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Ce que l’État va faire cette semaine.

Taxe, matraque ou démission : sept jours pour choisir.

Prévisions astrologiques 2026-2036, épisode 2, « Ce que l’État va faire cette semaine », Eric Martin, astrologue à Lorient.

Mercredi 21 octobre. Vous ouvrez votre banque en ligne, le crédit immobilier que vous négociez depuis septembre vient de reprendre dix points. Vous allumez la radio : Bruxelles parle du budget français, Kiev parle de l’OTAN, et le gouvernement n’a toujours pas dit ce qu’il faisait du 17 octobre. Cet épisode dure sept jours, du 21 au 27 octobre, et ce sont les sept jours où se décide votre hiver.

Le 17 octobre n’était pas la fin de quelque chose. C’était le milieu. La pression sur l’État reste la même jusqu’au début novembre, et cette semaine en est le point le plus chargé. Trois dates.

Mercredi 21 : c’est le jour de l’argent. L’euro, comme la France, a une date de naissance, le 1er janvier 1999, et cette semaine il traverse exactement le même genre de période que la France : celui où la règle commune est mise à l’épreuve par un pays qui ne la respecte pas. Depuis que l’euro existe, c’est arrivé trois fois. En 2003, la France et l’Allemagne ont fait suspendre le Pacte de stabilité. En 2010 et 2011, l’Irlande, le Portugal, la Grèce, la crise de l’euro. En décembre 2018, le bras de fer entre Rome et Bruxelles sur le budget italien. Trois fois, le pays fautif a plié ou le cadre a plié. Jamais la monnaie n’est tombée. Cette fois, le pays fautif, c’est la France. Et le 21, c’est aussi le jour où l’Ukraine revient sur la table de l’OTAN.

Lundi 26 : c’est le jour du président. Un signal rapide, de quelques heures, tombe sur le point qui représente la fonction présidentielle. Une prise de parole, une décision, ou une mise en cause de la fonction elle-même.

Mardi 27 : le jour le plus lourd. Ce qui est dit ou décidé ce jour-là engage l’hiver.

Et entre les deux, samedi 24 : une semaine après le 17. Si la rue revient, c’est ce jour-là. Si vous pouvez éviter un déplacement ce samedi, évitez-le.

Alors, qu’est-ce que l’État va faire ? Il a trois possibilités, et il peut les mélanger. Je les ai vues dans les précédents, octobre 2010 pour les retraites surtout, qui est la même période pour la France, et qui a donné des concessions tardives qui n’ont calmé personne.

Première possibilité : la taxe, ou plutôt le chèque. Une mesure sur les carburants, un gel de prix, une aide. Ça calme le prix du plein, pas la colère. Parce que la colère du 17 ne porte pas sur le prix du plein, elle porte sur la question « qui nous gouverne et de quel droit », et un chèque ne répond pas à ça.

Deuxième possibilité : la matraque. Interdictions de manifester, renforts, procédures accélérées, peines exemplaires. Ça contient la rue. Et ça inquiète ceux qui prêtent à la France, parce qu’un gouvernement qui serre, c’est un gouvernement qui a peur, et ça se lit dans les taux.

Troisième possibilité : le geste. Remaniement, démission, dissolution, référendum annoncé. C’est ce qui répond le mieux à la question posée. Et c’est le plus risqué, à six mois d’une présidentielle.

Je ne sais pas laquelle. Je sais que l’une des trois, ou un mélange, sera choisie entre le 21 et le 27, et que ce sont les banques et les fonds qui jugeront la réponse avant la rue. Le danger n’est pas tant un deuxième samedi de casse. C’est une réponse mal dosée. Trop molle, elle appelle la suite. Trop dure, elle la fabrique.

Il y a un chiffre à regarder cette semaine. Un seul. L’écart de taux entre la France et l’Allemagne, ce que les marchés nous font payer en plus. Il était à cent trente-sept points le 16 octobre, après un pic à cent quarante-sept le 2. Dans le guide, j’ai posé trois signaux d’alarme, et le premier, c’est cet écart au-dessus de cent cinquante à deux cents points, qui y reste. On l’a frôlé le 2 octobre. On ne l’a pas franchi. La fenêtre où ça peut arriver court jusqu’au 4 novembre. Si ça passe cent cinquante et que ça y reste, l’hiver change de nature, et je vous le dirai. Si ça reste en dessous jusqu’au 11 novembre, ce que je vous raconterai au prochain épisode tient : la France sous surveillance, pas en faillite.

Pour vous, cette semaine ? Pour la plupart d’entre vous, rien ne change. Le plein coûte le même prix qu’hier, les trains roulent, le travail continue. Ce qui change, c’est l’air : les chaînes d’info, les conversations, le sentiment que l’État répond ou pas. Et c’est précisément la semaine où une règle toute bête protège le plus : deux fois les infos par jour, pas plus. Pas le flux continu. Cette semaine sera faite d’annonces le matin et de démentis le soir.

Ce qu’on fait : le réservoir jamais sous la moitié. Vos traitements de fond renouvelés avec de l’avance, parce qu’une bonne partie des médicaments vient par des routes qui passent près du Golfe et qui s’allongent. Le kit de trois jours que l’État demande à chaque foyer, eau, conserves, lampe, radio, un peu de liquide, à jour. Pas de déplacement risqué samedi. Et si vous avez un dossier en cours avec une administration, une demande d’aide, un renouvellement, un recours : bouclez-le avant le 1er décembre, parce qu’après, ça dort jusqu’au printemps, et je vous expliquerai pourquoi au prochain épisode.

Ce qu’on ne fait pas : vendre, acheter, signer quoi que ce soit de gros sous le coup d’un titre de journal. Faire des courses de panique.

Une dernière chose, parce que c’est ma règle : si rien de visible ne se passe le 26, ça ne contredit pas mon calcul. Un signal de quelques heures ponctue une période, il ne la fait pas. Ce qui le contredirait, c’est qu’il ne se passe rien du tout entre le 21 octobre et le 11 novembre. Et comme l’État répondra forcément au 17 dans cet intervalle, je vous l’accorde, le test est facile. Le vrai test, c’est la nature de la réponse et ce que les marchés en font. On en reparle.

Le guide est sur ericmartin.fr. Et si cette façon de lire vous parle, je fais le même travail pour une vie, la vôtre. Savoir à l’avance quelle semaine il ne faut rien signer, ça se calcule aussi pour une personne.

Prochain épisode : l’hiver du budget.

Épisode 2, dix minutes. Vous pariez sur laquelle des trois ?

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Eric Martin, astrologue à Lorient

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