Prévisions astrologiques 2026-2036. Les saisons qui viennent, par Eric Martin, astrologue à Lorient

Et si cette lecture du monde vous intrigue, sachez que le même travail existe pour une vie : la vôtre.

Une vie aussi a ses saisons. Ses hivers, ses printemps, ses travaux. C’est le cœur de mes consultations, en astrologie occidentale comme en Saju, l’astrologie coréenne. Vous trouverez tous les détails sur www.ericmartin.fr.

Eric Martin Eric Martin, astrologue à Lorient
Saju coréen et astrologie occidentale, consultations à distance

I. Avant de lire

1. Ce que ce guide est, et ce qu’il n’est pas

2. Comment il est construit

3. Comment le lire

4. Le point de départ : la France au 18 octobre 2026

II. Le calendrier, saison par saison

5. Fin octobre 2026 : la réplique

6. Mi-novembre 2026 à début janvier 2027 : le palier

7. Fin janvier à fin mars 2027 : le pays sonné

8. Avril 2027 à avril 2028 : l’année où l’on contourne

9. Mai 2028 à mai 2029 : la facture

10. 2029 à 2031 : le brouillard

11. 2031 à 2034 : le peuple, le trône, la sortie

12. 2035-2036 : le bilan

III. Par domaine

13. L’État et les institutions

14. La monnaie et la dette

15. L’énergie et l’approvisionnement

16. Le travail et la fonction publique

17. Les finances des ménages

18. La santé

19. La famille et le foyer

20. Le social et la rue

21. Le militaire et les alliances

22. La France dans le monde

IV. S’extirper

23. Ce que le calendrier frappe, et ce qu’il ne frappe pas

24. Première sortie : produire ce qu’on achetait

25. Deuxième sortie : convertir l’argent qui va se brouiller

26. Troisième sortie : se placer là où la pluie tombe moins

27. Quatrième sortie : devenir acteur quand le calendrier change de sujet

V. Le kit du citoyen

28. Le socle permanent

29. Le calendrier des gestes

30. Les trois marqueurs qui changeraient tout

31. Décider au bon moment

32. Ce qu’on ne fait pas

VI. Notes

33. Cartes et méthode

34. Notes par signal, N1 à N28

35. Cartes institutionnelles et index d’exposition

36. Précédents

37. Sources

Partie I

Avant de lire

1. Ce que ce guide est, et ce qu’il n’est pas

Ce guide est un calendrier. Il dit, pour les mois et les années qui viennent, quand la France entre dans une période sensible, sur quoi cette période porte, combien de temps elle dure, et ce qu’une personne ordinaire peut faire pour la traverser. Il est construit comme une météo des saisons : il peut dire qu’il va pleuvoir, et sur quel champ ; il ne dit pas quel arbre tombera. Les dates qu’il contient ont été calculées avant les événements et sont publiées telles quelles, y compris quand elles auront tort.

Il n’est pas un conseil financier, juridique ou médical. Les gestes qu’il recommande sont ceux de l’organisation domestique, et aucun ne va au-delà de ce que les pouvoirs publics conseillent déjà à chaque foyer. Pour un traitement, l’interlocuteur est le pharmacien ou le médecin ; pour un placement, un professionnel ; ce guide ajoute une seule chose à ces conseils : le moment.

Il ne décrit pas non plus un effondrement. Les saisons lourdes de ce calendrier sont une énergie chère et rationnée aux heures de pointe, une dette publique placée sous tutelle, une monnaie qui change de support ; elles ne sont ni une panne générale, ni une fin des réseaux, ni un retour à la bougie. Les précédents qu’il cite, 1956, 1993, 2010, 2022-2023, ont été vécus par des gens ordinaires comme des années pénibles, et c’est ce registre-là que le guide décrit. Il n’est pas non plus une prophétie. Aucune date de ce calendrier ne désigne un événement précis, un gagnant, une issue. Chaque période reçoit trois scénarios, du plus probable au plus dur, et un marqueur vérifiable qui permettra de dire, après coup, lequel s’est ouvert. Les précédents stricts cités, le même passage sur la même carte, ont tous produit le scénario central ou le scénario doux ; le seul précédent qui ait emporté un régime, 1956-1958, est une analogie, et il a mis deux ans. Un scénario dur n’est pas plus probable parce qu’il est plus spectaculaire.

2. Comment il est construit

Les États ont une date de naissance, et cette date permet d’établir une carte, comme pour une personne. La carte utilisée ici est celle de la Cinquième République, promulguée le 4 octobre 1958 au soir, à Paris. D’autres cartes servent de référence pour le monde : celles de l’OTAN, des États-Unis, de la Russie, de l’Ukraine, de la Chine, de l’euro, de la Banque centrale européenne, de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (section 33).

Sur ces cartes, on calcule les moments où les grandes horloges du ciel, celles qui règlent les saisons longues du monde, viennent peser sur un point vital. Ces moments ne sont pas des jours mais des fenêtres, avec une entrée, un pic et une sortie. C’est une correction par rapport aux premières publications de ce travail, qui donnaient des dates au jour près : le 17 octobre 2026 est tombé six jours après la fermeture de la fenêtre annoncée du 3 au 11 octobre, et au cœur de la fenêtre recalculée.1

Tout ce que ce guide affirme appartient à l’un de trois registres, toujours distingués. Le calcul : les dates et les fenêtres, que n’importe qui peut refaire et retrouvera à un jour près. La lecture : ce que ces dates signifient, avec son degré de confiance. Et ce que les données ne disent pas, écrit tel quel, parce que l’aveu de ce qu’on ne peut pas savoir fait partie du service.

Les degrés de confiance ont un sens précis. Élevée : la lecture prolonge une courbe déjà visible dans les faits, ou s’appuie sur plusieurs précédents stricts, c’est-à-dire le même passage sur la même carte, qui ont donné la même chose. Moyenne : la lecture repose sur le calcul et sur la tradition, avec des précédents par analogie. Faible : trop loin, ou trop peu de précédents pour trancher.

3. Comment le lire

Le guide se lit de trois façons. Par saison, dans l’ordre : c’est la Partie II, le cœur du document, qui raconte les dix ans qui viennent du 21 octobre 2026 à l’été 2036. Par domaine, si une seule chose vous préoccupe, votre crédit, votre emploi, votre chauffage : c’est la Partie III, qui relit le même calendrier à travers dix domaines de la vie, de l’État à la famille. Par la sortie, si la question n’est pas de tenir mais de ne plus dépendre : c’est la Partie IV, qui donne les quatre sorties que le calendrier contient et leur séquence. Par les gestes seulement, si vous voulez l’essentiel sur deux pages : c’est la Partie V, le kit du citoyen, avec le calendrier des gestes à afficher.

Les petits numéros en couleur renvoient aux notes de la Partie VI. Chaque note donne, pour un signal du calendrier, ce qui a été calculé, pourquoi on le lit ainsi, les précédents, et le degré de confiance. Les notes sont techniques et s’adressent aux praticiens ; le corps du guide n’en a pas besoin pour être compris, comme on n’a pas besoin de savoir comment un téléphone est fabriqué pour s’en servir.

4. Le point de départ : la France au 18 octobre 2026

Ce guide est écrit le lendemain d’une journée qui en est la meilleure illustration. Le samedi 17 octobre, entre 550 000 et 800 000 personnes ont manifesté contre la vie chère, et la journée s’est achevée dans des violences d’une ampleur inédite pour une mobilisation sociale : 1 800 interpellations, dont 855 à Paris, 150 policiers et gendarmes blessés, des rues entières ravagées dans la capitale, des pillages à Lyon, Rennes et Lille, la mairie de Limoges saccagée.S1

Le contexte était connu. Depuis le 28 février, la guerre entre l’Iran d’un côté, les États-Unis et Israël de l’autre, a verrouillé le détroit d’Ormuz, par où passe en temps normal un cinquième du pétrole et du gaz liquéfié mondiaux. Après une accalmie au printemps, les frappes ont repris le 30 août ; un tiers des exportations pétrolières du Golfe manque au marché, le brut est installé au-dessus de cent dollars, et les routes entre l’Asie et l’Europe se sont allongées. En France, l’écart de taux avec l’Allemagne, qui mesure ce que les créanciers pensent de la crédibilité de l’État, est passé de 85 points de base début septembre à un pic de 147 le 2 octobre, le plus haut depuis 2012, et se tient depuis entre 127 et 143. Le taux à dix ans de l’État a frôlé 5 % le 1er octobre, un niveau inédit depuis 2002. Le projet de budget 2027 prévoit 43 milliards d’économies, et l’élection présidentielle est au printemps.S2

Ce que le calendrier en disait avant. La pression sur l’identité et la légitimité du régime, comptée par ses partenaires et ses créanciers, était datée du 13 septembre au 6 novembre, avec un cœur du 26 septembre au 21 octobre.1 La règle commune de l’euro, mise à l’épreuve par un membre en infraction, était datée du 8 octobre au 4 novembre, avec un pic le 21.4 La reprise des frappes au Golfe, le 30 août, tombait à la veille d’une fenêtre publiée avant les faits, et au cœur de la fenêtre recalculée.3 Et le 17 au matin, un déclencheur de quelques heures s’est posé sur l’ensemble, à l’heure où les cortèges se formaient.5 Le calendrier n’avait pas prévu les pillages ; il avait prévu que ce samedi-là, le pays serait sous le poids le plus lourd de son automne, et que l’État aurait le réflexe le plus lent pour y répondre. C’est le registre de tout ce qui suit : le jour de la tempête, jamais le nom de l’arbre qui tombe.

Notes de cette partie : N1, N3, N4, N5 ; section 33 ; sources S1, S2.

Partie II

Le calendrier, saison par saison

Huit saisons, du 21 octobre 2026 à l’été 2036. Chacune est présentée de la même façon : la fenêtre, ce qui la caractérise, ce que cela donne concrètement domaine par domaine, les trois scénarios et leur marqueur, ce qu’on ne sait pas, ce qu’on fait, et les renvois. Les saisons se chevauchent parfois : quand deux fenêtres se superposent, le guide le dit.

5. Fin octobre 2026 : la réplique

Du 21 au 27 octobre 2026, dans une fenêtre plus large qui court du 13 septembre au 11 novembre.

Le 17 octobre n’était pas la fin d’une saison, c’en était le milieu. Le poids qui pèse sur l’État depuis la fin septembre reste le même jusqu’au début de novembre, et la semaine du 21 au 27 octobre en est le point le plus chargé. Trois signaux s’y superposent : la règle commune de l’euro atteint son pic le 21, le jour même où la question ukrainienne revient dans l’alliance atlantique ; l’identité du régime est touchée pour la deuxième fois le 27 ; et un déclencheur rapide se pose le 26 sur le point de la carte française qui représente la figure présidentielle.245

Ce qui caractérise la saison. C’est la semaine où l’exécutif doit répondre au 17 octobre, et où sa réponse compte plus que l’événement lui-même. Le registre est celui de l’autorité et de sa légitimité devant les partenaires : les créanciers, Bruxelles, l’opposition, la rue. Le précédent le plus proche de ce même signal, en octobre-novembre 2010, avait donné des concessions tardives sur les retraites, qui n’avaient calmé personne tout de suite.1

Ce que cela donne concrètement. Pour l’État : un discours, un décret, une mesure d’ordre, une concession sur les carburants, un remaniement, ou une décision plus lourde ; le risque n’est pas tant une deuxième journée de violences qu’une réponse mal calibrée, trop faible, elle appelle la réplique ; trop forte, elle la fabrique. Pour la monnaie : l’écart de taux reste dans sa zone haute jusqu’au 4 novembre, et c’est dans cette fenêtre qu’il peut franchir, ou non, la borne de 150 points de base qui changerait le scénario de l’hiver.4 Pour l’énergie : rien de nouveau, le détroit reste fermé, les prix restent hauts. Pour la rue : une réplique possible le samedi 24, mais la fatigue est déjà là.

La semaine, jour par jour

JourCe qui se passe dans le cielCe que cela peut donner
Mercredi 21 octobreLa règle de l’euro atteint son pic ; le point de l’alliance qui représente l’Ukraine est touché le même jourLe jour où les marchés et Bruxelles parlent en même temps ; l’écart de taux est le chiffre à lire ce soir-là
Jeudi 22 au vendredi 23Entre deux contactsLes réponses se préparent ; c’est le moment des annonces de l’exécutif si elles doivent précéder le samedi
Samedi 24 octobreUne semaine après le 17, à l’intérieur de la fenêtre serréeLa réplique possible ; une journée que l’on traverse chez soi si le choix existe
Lundi 26 octobreUn déclencheur rapide se pose sur le point de la carte qui représente la figure présidentielleLe jour de la présidence : une prise de parole, une décision, ou une mise en cause de la fonction elle-même
Mardi 27 octobreL’identité du régime est touchée pour la deuxième fois, en marche arrièreLe point le plus lourd de la semaine : ce qui est dit ou décidé ce jour-là engage l’hiver
Du 28 octobre au 4 novembreSortie progressive de la règle de l’euro (4 novembre), puis de la légitimité du régime (6 novembre), puis de l’identité (11 novembre)La décrue ; les positions prises se figent pour le palier

Lire cette table demande une précaution. Un déclencheur rapide, celui du 26, ne fait pas la fenêtre : il la ponctue. Si rien de visible ne se passe le 26, cela ne contredit pas le calendrier ; cela dit que la pression s’est exprimée autrement, ou plus tard, dans la même fenêtre. Ce qui contredirait le calendrier, c’est qu’il ne se passe rien entre le 21 octobre et le 11 novembre ; or une réponse de l’exécutif au 17 octobre tombera nécessairement dans cet intervalle, ce qui rend l’épreuve faible. Le vrai test porte sur la nature de la réponse, et sur ce que les créanciers en font.

Les trois formes que prend la réponse d’un État sous ce signal

Le précédent strict de 2010 et les analogies de 2018 et de 1956 donnent trois formes, qui peuvent se combiner. La concession ciblée : une mesure sur les carburants, un gel, un chèque, annoncée dans la semaine ; elle calme les prix, pas la colère, parce que la colère porte sur la légitimité, et une concession ne rend pas de légitimité. La reprise en main : interdictions de manifester, renforts, procédures accélérées ; elle contient la rue et nourrit la défiance des partenaires, qui lisent dans la fermeté un aveu de faiblesse. Le geste institutionnel : remaniement, démission, dissolution, référendum annoncé ; c’est la forme qui répond le mieux à un signal sur l’identité du régime, et la plus risquée à six mois d’une présidentielle. Le calendrier ne dit pas laquelle ; il dit que l’une des trois, ou une combinaison, est choisie entre le 21 et le 27, et que la réponse est jugée par les créanciers avant d’être jugée par la rue.

Ce que vivent les gens, cette semaine-là

Pour la plupart, rien de différent de la semaine précédente : les prix sont les mêmes, les transports fonctionnent, le travail continue. Ce qui change est dans l’air : les journaux télévisés, les conversations, le sentiment que l’État répond ou ne répond pas. C’est précisément la semaine où la règle de la Partie V, deux points d’information par jour, protège le plus, parce que c’est une semaine faite d’annonces et de démentis. Pour ceux qui ont un dossier en cours avec l’administration, une demande d’aide, un renouvellement, une procédure, c’est le moment de le boucler : ce qui n’est pas déposé avant le 1er décembre attendra le printemps.

Scénarios

Central. L’exécutif répond dans la semaine par des mesures d’ordre et une concession sur les carburants ; la mobilisation se poursuit en s’affaiblissant ; l’écart de taux reste sous 150. Dur. Deuxième samedi de violences, démission ou dissolution, ou contestation dans la rue d’un texte passé en force ; l’écart franchit 150. Doux. Trêve syndicale, prix qui se stabilisent, écart qui reflue sous 120. Marqueur. Un acte de l’exécutif daté dans la semaine, et le niveau de l’écart de taux le 4 novembre.

Ce qu’on ne sait pas

Si la rue répond. Lequel des trois actes l’exécutif choisit. Le ciel dit que la question lui est posée cette semaine-là, pas ce qu’il répondra.

Ce qu’on fait

Rien de plus que ce qui était recommandé avant le 17 : pas de déplacement critique le samedi 24 si le choix existe, le réservoir jamais sous la moitié, les traitements de fond avancés avec le pharmacien, le socle de soixante-douze heures à jour, deux points d’information par jour et pas davantage. La période se traverse, elle ne se commente pas.

Ce qu’on ne fait pas

Aucune décision patrimoniale sous le coup d’un gros titre. Aucun achat de panique.

Confiance : élevée sur la nature de la semaine, moyenne sur la forme de la réponse.

Notes : N1, N2, N4, N5.

6. Mi-novembre 2026 à début janvier 2027 : le palier

Du 11 novembre 2026 au 9 janvier 2027, avec le point le plus bas le 11 décembre.

La pression sur l’État se relâche, mais rien ne se résout : c’est un palier, pas une accalmie. Le 11 décembre, l’horloge qui compte et qui freine s’arrête dans le ciel avant de repartir en avant.6 Un palier, c’est le moment de l’hiver où le pays attend un déblocage qui ne vient pas, et où le budget se vote, ou ne se vote pas, dans la fatigue. C’est dans cette même période, deux ans plus tôt, que le gouvernement était tombé, le 4 décembre 2024.

Le 2 janvier, au creux du palier, l’horloge des ruptures touche une première fois au plus près la capacité d’agir de l’État : c’est le premier des trois passages qui feront février, et le premier signe du réflexe coupé, une réponse à côté, une décision contredite à quelques jours.8

Ce que cela donne concrètement. Pour l’État : un budget adopté dans la douleur ou reconduit par une loi spéciale, entre le 8 et le 18 décembre ; une censure possible en décembre, comme en 2024. Pour la monnaie : la hausse du taux de la Banque centrale européenne que les marchés attendent en décembre tombe exactement dans le palier, une règle qui se durcit au moment où rien ne se débloque ; les taux immobiliers remontent.4 Pour l’énergie : des prix hauts qui s’installent sans nouveau pic ; la détente logistique, si elle vient, vient après le 30 novembre et seulement côté logistique. Pour le travail : premières réformes brutales ou fermetures de services annoncées pour l’année suivante, et une fonction publique qui commence à bouger. Pour la rue : une mobilisation qui se fatigue sans disparaître, et une colère qui rentre.

Pourquoi un palier n’est pas une accalmie

La différence est importante pour ce qu’on fait. Une accalmie est un relâchement de la pression : on en profite pour avancer. Un palier est un arrêt de la pression à son niveau : rien ne s’aggrave, rien ne s’améliore, et ce qui est engagé n’avance pas. L’horloge qui compte, arrêtée dans le ciel le 11 décembre, ne pèse plus sur les points de la carte française, mais elle ne les a pas quittés : elle est tout près de l’identité du régime, et elle y reviendra le 25 janvier. Un dossier déposé le 15 décembre n’est pas refusé ; il n’est pas traité. Une négociation ouverte en décembre n’échoue pas ; elle ne conclut pas. C’est pourquoi la règle du palier est « on ne force pas » : forcer ne produit rien, et fatigue.6

Trois choses travaillent pourtant sous ce palier, et elles préparent février. Le récit collectif du régime, ce en quoi les Français croient ensemble, est sous pression avec un pic le 6 décembre : c’est le moment des doutes sur le sens même des institutions, qui ne s’expriment pas encore.21 La capacité d’agir de l’État entre le 5 décembre dans la fenêtre de rupture qui culminera en février : les premiers signes de réflexe coupé apparaissent, des réponses à côté, des décisions qui se contredisent à quelques jours.8 Et le monde du travail reçoit son deuxième choc le 6 décembre : les réformes de structure annoncées pour 2027, les fermetures de services, les plans de départ, qui seront le décor de la campagne.19

Le budget, et ce que les précédents en disent

Deux ans plus tôt, le 4 décembre 2024, le gouvernement était tombé sur son budget, dans la même période de l’année, sous une configuration différente. Ce n’est pas un précédent strict ; c’est une coïncidence de calendrier qui montre que décembre est, dans la vie de la Cinquième République, le mois où le budget fait tomber ou tenir un gouvernement. Cette année, le projet de budget pour 2027 prévoit quarante-trois milliards d’économies et un déficit ramené à trois pour cent en 2029 ; il arrive à l’Assemblée sous le poids de l’écart de taux et à quatre mois de la présidentielle. Le calendrier ne dit pas s’il passe. Il dit qu’entre le 8 et le 18 décembre, un vote décide, et que quelle que soit l’issue, rien de ce qui est voté ne tient au-delà de janvier : si le budget passe, il sera rouvert en février par la contrainte européenne ; s’il tombe, une loi spéciale reconduit l’ancien et la question se pose à nouveau en février.4

La bonne nouvelle du 30 novembre, concrètement

La deuxième des cinq rencontres entre deux horloges lentes, qui ensemble favorisent les contournements, tombe le 30 novembre avec une saison de six semaines autour. Pour un pays sous crise d’énergie, cela se lit dans la logistique : les routes maritimes contournant le Golfe deviennent des routes régulières plutôt que des détours, les stocks constitués à l’automne tiennent, les circuits courts organisés en novembre fonctionnent. Ce n’est pas la fin de la crise, c’est le moment où l’on cesse d’être pris de court par elle. Pour un foyer, c’est la raison pour laquelle novembre est le mois des commandes de chauffage, de l’isolation et des circuits locaux : ce qui est mis en place avant le 30 novembre bénéficie de cette consolidation ; ce qui attend janvier arrive après.7

Scénarios

Central. Budget adopté ou reconduit sous contrainte, prix hauts stables, contournements qui se consolident en novembre. Dur. Censure du gouvernement en décembre, comme en 2024, sans qu’aucune issue ne s’ouvre avant janvier. Doux. Détente sur les détroits après le 30 novembre, prix qui refluent, budget voté sans drame. Marqueur. Un vote à l’Assemblée entre le 8 et le 18 décembre.

Ce qu’on ne sait pas

Le fond ne se joue pas ici. Rien de ce qui se décide en décembre ne tiendra au-delà de janvier.

Ce qu’on fait

Novembre est le mois où l’on prépare : commander le chauffage, fioul, granulés, bois, avant janvier ; une journée de calfeutrage ; viser un à deux mois de dépenses courantes accessibles en trésorerie d’amortisseur ; organiser ses circuits courts, producteurs, covoiturage, voisinage. Décembre est le mois où l’on ne force pas : démarches, dossiers d’aides et renouvellements déposés avant le 1er décembre ; des fêtes sobres et locales, commandées tôt.

Ce qu’on ne fait pas

Pas de conclusion sur l’état du monde tirée depuis le point le plus lourd de l’hiver. Un achat immobilier se négocie avant le 5 décembre, ou pas avant avril : il n’y a pas de fenêtre calme en janvier.

Confiance : moyenne.

Notes : N4, N6, N7, N8, N19, N21.

7. Fin janvier à fin mars 2027 : le pays sonné

Du 25 janvier au 25 mars 2027, avec une semaine critique du 3 au 9 février et un mois des alliances du 2 au 25 mars.

C’est la saison la plus dense de toute la décennie pour la France, et elle tombe en pleine campagne présidentielle. Tout ce qui avait pesé sur le pays à l’automne revient, mais cette fois en même temps, en six semaines, et avec un élément nouveau : l’horloge des ruptures, celle qui coupe le courant et change les règles sans prévenir, s’immobilise sur le point de la carte française qui représente la capacité d’agir de l’État. Elle y reste quasi immobile du 25 janvier au 25 février, puis repasse une dernière fois le 19 mars.8 Dans le même temps, l’horloge qui brouille pèse sur le point qui représente le gouvernement et l’image de l’État, pendant toute la campagne, du 27 février au 21 avril.11

La semaine du 3 au 9 février. Sept signaux en onze jours, du 30 janvier au 9 février, et deux calendriers qui convergent. La dette et le droit mis sous pression le 3 ; le nouvel an solaire du calendrier d’Extrême-Orient le 4, qui fait pivoter l’année ; une éclipse le 6, invisible de France, sur le point de la carte qui représente le trône ; l’horloge des ruptures qui s’arrête le 8 sur la main de l’État ; l’horloge qui compte, pesant une dernière fois sur la parole du régime le 2 et sur sa légitimité le 9 ; et la règle de l’euro, touchée une dernière fois le 30 janvier, qui sort de fenêtre le 9.14910 Et deux semaines plus tard, le 20 février, une seconde éclipse se pose exactement en travers de la main de l’État : le passage du 2 janvier, l’arrêt du 8 février, l’éclipse du 20, le dernier passage du 19 mars.228

Ce que cela donne concrètement. Un événement de février qui n’est pas un événement électoral. Le registre est celui des ressources et des transports : une panne, une rupture d’approvisionnement, un acte violent, une révélation financière. L’exécutif y répond mal ou tard, parce que son réflexe est coupé au moment même où sa réserve est comptée. L’événement reconfigure la campagne sans que personne l’ait choisi : les candidats qui ont préparé un programme se retrouvent à commenter autre chose. Puis le 19 mars, dernier passage de l’horloge des ruptures, à quelques semaines du premier tour : la réplique, ou le moment où l’on comprend ce qui s’est passé en février. Le pays vote dans cet état, sans le temps de digérer.

Domaine par domaine : pour l’État, la légitimité, la parole et l’identité du régime touchées en quinze jours, puis un gouvernement illisible pendant la campagne. Pour la monnaie, la procédure européenne sur le budget français, la lettre de Bruxelles, l’écart de taux qui devient un sujet de campagne, dans la fenêtre du 16 janvier au 9 février.4 Pour la dette, l’ouverture de la tutelle, qui durera jusqu’en février 2028.10 Pour le travail, le troisième et dernier choc sur la fonction publique et l’organisation du travail, du 18 mars au 1er mai, c’est-à-dire sur l’élection.19 Pour le social, une colère qui change de forme, plus imprévisible, plus décentralisée, sur les biens plus que sur les institutions.8

Pourquoi le mot « sonné », pièce par pièce

Le point de la carte française touché en février est celui qui gouverne l’identité du régime : non pas sa force, mais son réflexe, sa main. Il est placé sur le point des ressources du pays, celui des routes, de la parole et des jeunes. L’horloge des ruptures qui s’arrête dessus, c’est un choc électrique sur le réflexe : l’État ne perd pas sa force, il perd son temps de réaction. Il répond à côté, en retard, ou trop fort. C’était déjà le mécanisme du 17 octobre, à distance, quand cette horloge était encore en approche ; en février, elle sera au plus près, immobile. Le 17 octobre était la répétition ; la représentation est en février.8

L’horloge qui compte, de son côté, fait tout autre chose. Elle touche l’identité du régime une troisième fois le 25 janvier, sa parole le 2 février, sa légitimité le 9. Trois contacts en quinze jours sur ce que le régime est, ce qu’il dit, et ce qui l’autorise. Cette horloge n’assomme pas, elle épuise : elle compte, elle pèse, elle rappelle la facture. Au moment où la première coupe le réflexe, la seconde enlève la réserve. Un pays sonné, c’est exactement cela : on a reçu le coup, et on n’a plus de souffle pour encaisser.12

Troisième pièce, l’éclipse du 6 février, invisible de France, sur le point du trône. Dans la méthode de ce guide, une éclipse invisible pèse autrement qu’une éclipse vue : ce qui arrive n’est pas perçu comme tel, ou vient d’ailleurs. Et trois jours plus tôt, le 3, l’horloge du pouvoir profond touche pour la première fois le point de la dette et du droit. Le coup tombe donc sur un pays qui ne le voit pas venir, dont la capacité à réagir est coupée, dont la réserve est comptée, et dont la question d’argent est posée en même temps.910

Ce que « un événement hors du champ électoral » veut dire

Le point touché est celui des ressources, des routes et de la parole. Le registre de l’événement de février est donc celui-là, pas celui des urnes : une panne, un réseau qui tombe quelques heures, une rupture d’approvisionnement, un accident de transport, un acte violent sur une infrastructure, une révélation financière, une fuite. Ce n’est pas un sondage, un débat, une candidature. Ce qui fait de cet événement un événement politique, c’est la réponse de l’État : mal calibrée, parce que le réflexe est coupé. Les candidats qui ont préparé un programme sur la dette et l’énergie se retrouvent à commenter une panne et une réponse ratée. La campagne change d’objet sans que personne l’ait choisi.

Deux choses colorent la campagne elle-même. L’horloge de l’action est en marche arrière du 11 janvier au 2 avril : une campagne où les coups ne portent pas, où les annonces se reprennent, où la colère rentre au lieu de sortir. Et l’horloge de l’amplification, qui a touché le point du trône à la mi-septembre, s’immobilise tout près de lui le 13 avril, la semaine du premier tour : de la démesure sur la figure présidentielle, dans un sens ou dans l’autre, le sauveur ou l’inflation des promesses. Les deux lectures tiennent, et le calendrier ne les départage pas.2324

Pour les gens : à quoi ressemble un pays sonné

À un pays où, pendant quelques semaines, les choses ordinaires ne sont plus tout à fait fiables. Un train annulé sans explication, une station sans carburant un matin, une aide qui n’arrive pas à la date prévue, un site administratif en panne, une consigne officielle contredite le lendemain. Rien de dramatique pris isolément ; l’accumulation fait l’état. C’est pourquoi la semaine d’intendance n’est pas un stock de guerre, c’est la marge qui permet qu’une station vide ne soit pas un problème. Et c’est pourquoi on ne signe rien : non parce que le monde s’effondre, mais parce que personne, pas même ceux qui signent en face, ne sait ce qu’il signe. Un contrat de février se renégocie en avril.

Et le monde en même temps. Du 2 au 25 mars, la pression qui pèse depuis un an sur l’OTAN, la Russie, l’Ukraine, les États-Unis et la Chine, qui partagent la même adresse dans le ciel, se referme en trois semaines, avec le 16 mars comme date pivot.3 Les fois précédentes, en 1968, en 1997, en 2011, cela a donné un traité, une doctrine, un élargissement, une intervention ; jamais la guerre générale. Pour la France, cela signifie que la campagne se déroule pendant que l’architecture de sécurité européenne se redéfinit, et que les deux dossiers, intérieur et extérieur, se tranchent le même mois. Le 25 mars, tout ce qui compte et tout ce qui coupe est sorti de la zone ; ne reste que le brouillage du gouvernement, jusqu’au 21 avril. La crise n’est pas un tunnel : elle a une date de clôture, deux à trois semaines avant le vote.

Scénarios

Central. Campagne sous contrainte : un événement de février sur les ressources ou les transports, mal géré, qui reconfigure le débat ; l’alliance atlantique et le cadre budgétaire français redéfinis en même temps en mars, précédent 1997. Dur. Crise de régime avant le premier tour, précédent 1956-1958 : la crise de détroit emporte le régime, mais en deux ans, pas en six semaines. Doux. Accord formalisé mi-mars dans l’alliance, précédent de l’Acte fondateur de 1997, et une campagne qui absorbe le choc. Marqueur. Un traité, une doctrine ou un élargissement signé entre le 7 et le 23 mars 2027 ; et un acte de l’exécutif entre le 3 et le 9 février.

Ce qu’on ne sait pas

Qui gagne. Si le choc profite au sortant, à l’opposition ou à l’abstention. Quelle forme prend l’événement de février : le ciel donne le registre, pas le fait. Et si l’acte de mars est un resserrement ou une fissure de l’alliance.

Ce qu’on fait

Les décisions lourdes se prennent avant le 5 décembre ou après le 25 mars : il n’y a pas de fenêtre calme en janvier, l’horloge des ruptures y étant déjà sur la main de l’État. Vérifier dès janvier son inscription sur les listes électorales, l’échéance administrative tombant début mars. Entre le 3 et le 9 février, et de nouveau autour du 19 mars, on traverse : intendance à jour, trajets anticipés, télétravail prévu en cas de blocages. Le monde d’après le 25 mars se dessine pendant ces semaines : autant y prendre sa part.

Ce qu’on ne fait pas

Ne rien signer, ne rien acheter, ne rien croire sur le moment entre le 25 janvier et le 25 mars. Aucune décision patrimoniale, aucun changement d’emploi engagé dans la semaine du 3 au 9 février.

Confiance : élevée sur l’état du pays, moyenne sur la forme de l’événement, nulle sur le résultat du vote.

Notes : N1, N2, N3, N4, N8, N9, N10, N11, N19, N22, N23, N24.

8. Avril 2027 à avril 2028 : l’année où l’on contourne

Du 25 mars 2027 au 14 mai 2028, ouverture de la facture ; une ombre sur la dette de juillet 2027 à février 2028.

Pour la première fois depuis un an, l’horloge qui compte ne pèse plus sur la carte française. Le monde, lui, est dans ce que ce guide appelle la fenêtre de coopération : trois horloges lentes travaillent dans le même sens, de l’été 2026 au printemps 2028, et c’est la période où l’humanité apprend à se servir de ce qui lui a fait peur.7 Les technologies qui ont submergé commencent à être encadrées ; les routes déplacées deviennent les routes normales ; les contournements inventés dans l’urgence deviennent des organisations.

Une ombre reste sur la France, de juillet 2027 à février 2028 : l’horloge du pouvoir profond pèse six mois d’affilée sur le point de la carte qui représente le crédit et la dette, et au même moment, par un mouvement plus lent, le régime atteint sa limite d’âge, un signal daté de janvier 2028 qui dit, en une image, que l’État arrive au bout de ce qu’il pouvait se permettre.10 C’est l’année où la dette publique française devient un sujet en soi, pas un chapitre du budget : notation, cadrage européen, rendement exigé, avec une éclipse sur la dette le 26 janvier 2028.25 Les précédents de ce signal, en 1993 et en 2011-2012, ont mis la France sous surveillance sans la faire tomber. Et le gouvernement reste illisible jusqu’au 21 février 2028 : le premier hiver du nouveau mandat se passe dans le brouillard de qui décide, entre le président, le gouvernement, Bruxelles et les marchés.11

Ce qu’est une fenêtre de coopération

Trois horloges lentes travaillent dans le même sens de l’été 2026 au printemps 2028 : celle des inventions et de la technique, celle du pouvoir profond, et celle des récits collectifs, qui travaillent de concert, cinq rencontres entre juillet 2026 et mai 2028. Ce n’est pas une période sans problèmes, la France le vérifie cet automne ; c’est une période où les problèmes trouvent leurs contournements, où ce qui a submergé commence à être encadré, où les solutions techniques se diffusent plus vite que les blocages politiques. Le précédent par analogie est le début des années quarante : les routes coupées par la guerre ont donné la logistique moderne, le radar et le calcul. Sans la guerre, le mécanisme est le même : la contrainte de 2026 produit en 2027-2028 des organisations qui n’existaient pas.7

Pour la France, cette fenêtre a une particularité : elle est la seule période de la décennie où aucune horloge lente ne pèse sur l’identité, la légitimité ou la capacité d’agir du régime, du 25 mars 2027 jusqu’à l’ouverture de la facture en mai 2028. Le pays n’est pas tranquille, la dette le tient ; mais il n’est plus frappé. C’est la différence entre un convalescent et un malade : le convalescent peut faire des projets.

La tutelle, ligne par ligne

L’horloge du pouvoir profond touche le point du crédit et du droit trois fois, le 3 février, le 25 août et le 10 décembre 2027, avec six mois d’affilée au plus près de juillet 2027 à janvier 2028, et une ombre plus large jusqu’en février. Ce point est celui des partenaires, et il parle de dette et de fonds communs. La tutelle n’est donc pas une décision française : elle vient des créanciers et des institutions, et elle prend la forme d’un cadrage. Concrètement, dans l’ordre probable : une procédure européenne pour déficit excessif qui s’applique pleinement ; une trajectoire de dépenses imposée pluriannuelle ; une notation qui reste sous surveillance ou qui baisse d’un cran ; et un rendement exigé par les marchés qui ne redescend pas au niveau d’avant 2026. Le 26 janvier 2028, une éclipse sur ce même point, au moment même où l’horloge du pouvoir profond s’y trouve : c’est le moment où une mesure d’économie devient visible pour tout le monde en même temps.1025

Les précédents disent la limite de la tutelle. En 1993, la France a traversé la crise du système monétaire européen sous surveillance, Maastricht ratifié dans la douleur, sans tomber. En 2011-2012, elle a perdu sa meilleure note et a été placée sous surveillance des agences, sans défaut ni programme d’assistance. La tutelle est pénible et elle dure ; elle n’est pas la mise sous administration. Rien, dans ce calendrier, ne porte la signature d’un défaut.

Ce que cela donne concrètement. Pour l’État : un nouveau pouvoir qui dispose d’un an sans pression extérieure majeure sur le régime, mais avec une contrainte financière constante, et dont on ne sait pas bien, le premier hiver, qui tient le volant. Pour la monnaie et la dette : la tutelle, concrète, c’est-à-dire un cadrage européen des dépenses, une notation sous surveillance, et un taux qui reste élevé. Pour l’énergie : des investissements de résilience, publics et privés, qui trouvent leur moment, stocks, relocalisations partielles, réseaux locaux. Pour le travail : une colère sociale qui se structure plutôt qu’elle n’explose, les réseaux militants se recomposant comme les réseaux économiques. Pour le militaire : la guerre change de milieu plus que d’intensité, information, espace, réseaux informatiques, et le financement de la défense entre dans le débat sur la dette. Pour les ménages : c’est à l’hiver 2027-2028 que le retrait de l’argent public est le plus visible, remboursements, aides, revalorisations, parce que c’est l’hiver où la tutelle est pleine.

Scénarios

Central. Un pouvoir neuf sous tutelle financière, qui utilise l’année pour cadrer et contourner. Dur. Dégradation de note et procédure européenne qui s’enchaînent entre juillet 2027 et février 2028, avec un gouvernement qui ne tient pas l’hiver. Doux. Le cadre européen est accepté comme un appui plutôt qu’une contrainte, et l’année sert à reconstruire. Marqueur. Une décision de notation ou une procédure européenne datée entre le 11 juillet 2027 et le 14 janvier 2028.

Ce qu’on ne sait pas

Si le nouveau pouvoir utilise cette année ou la gaspille. La coopération donne les moyens, elle ne donne pas la volonté.

Ce qu’on fait

C’est l’année des projets. Ce qui doit être lancé, déménagé, construit, trouve ici sa meilleure fenêtre de toute la décennie, d’autant plus utile que la suivante est celle de la facture. Une personne qui a un choix lourd à faire, professionnel ou patrimonial, le fait entre avril 2027 et avril 2028 plutôt qu’après. C’est aussi l’année où l’on réduit ce qui dépend d’une seule source d’énergie, d’une seule monnaie, d’un seul fournisseur.

Ce qu’on ne fait pas

Attendre que ce soit parfait. Compter sur une aide publique pour un projet de 2028.

Confiance : moyenne sur l’ensemble, élevée sur la tutelle de la dette.

Notes : N7, N10, N11, N25.

9. Mai 2028 à mai 2029 : la facture

Du 14 mai 2028 au 11 mai 2029, avec trois pics : du 16 juin au 3 juillet 2028, du 5 au 27 novembre 2028, du 20 mars au 8 avril 2029.

Le cycle qui a commencé en janvier 2020, les semaines du Covid, de la dette et du contrôle, passe son premier examen. L’horloge qui compte, installée dans la saison de la matière, vient vérifier tout ce qui a été bâti à crédit depuis : l’énergie, la monnaie, la terre. Ce n’est pas la fin du monde, c’est le contrôleur.12

Trois lignes sur la facture. L’énergie : quand il n’y a pas assez d’électrons pour tout le monde, qui passe devant : les machines qui calculent, les usines ou les gens qui se chauffent ? L’arbitrage se fait cette année-là, et il est déjà visible dans les files d’attente au raccordement. La monnaie : l’argent qu’on se doit depuis 2020, les chiffres sur les écrans, qu’est-ce qu’ils valent en vrai ? Une renégociation sous contrainte, dont la forme reste ouverte. La terre : les champs, l’eau, les métaux dont les machines ont faim deviennent stratégiques, et le pouvoir glisse vers ceux qui les tiennent. La ligne terre est aussi une ligne militaire : la guerre pour les détroits et les ressources, pas pour les idées.

Ce qu’est un contrôleur, et pourquoi 1956 et 1993

Deux horloges lentes se sont rencontrées le 12 janvier 2020, et cette rencontre a ouvert un cycle d’un peu plus de trente ans : les semaines du Covid, du confinement, de la dette créée pour tenir, du contrôle accepté pour survivre. Tout cycle a un premier examen, à peu près au quart de sa durée, quand les deux horloges se croisent pour la première fois : c’est le contrôleur. Il ne décide pas de ce qui a été construit ; il vérifie que cela tient. Les deux cycles précédents ont eu leur contrôleur en 1955-1956 et en 1993-1994. Le premier, né en 1947 avec la guerre froide, a été vérifié sur la route du pétrole : Suez et Budapest, le moment où chaque bloc a découvert ses limites réelles et où les règles du jeu se sont fixées pour trente ans. Le second, né en 1982 avec la finance mondialisée, a été vérifié sur la monnaie : le système monétaire européen qui craque, Maastricht qui doit prouver dans la douleur qu’il tient. Celui de 1956 a vérifié le compteur ; celui de 1993 a vérifié la caisse. Celui de 2028 vérifie ce qui a été bâti à crédit depuis 2020, et le calendrier dit sur quelles lignes.12

Le motif est constant, et c’est le fondement de la confiance élevée accordée à cette saison : le contrôleur ne détruit pas la maison, il vérifie les fondations. Les passages comparables ont correspondu à des mises à l’épreuve et à des fixations de règles, pas à des effondrements. Ce qui change en 2028 par rapport à 1956 et 1993, c’est que la fenêtre de coopération se prolonge jusqu’au 23 juin 2028 et que le premier pic tombe le 25 : les contournements sont déjà là quand la contrainte arrive. Le contrôleur de 2028 trouve une maison en travaux, pas une maison abandonnée.

Les trois pics, et ce qui les distingue

Premier pic, du 16 juin au 3 juillet 2028. Le monde découvre la facture. C’est le pic de l’énergie : l’arbitrage des électrons est le premier à devenir visible, parce qu’il est déjà en cours. Pour la France, le point de la dette est touché depuis le 27 mai par l’horloge qui compte : la tutelle et la facture se superposent.

Deuxième pic, du 5 au 27 novembre 2028. Le plus dangereux des trois pour une rupture d’arrangement. C’est le pic de la monnaie : la valeur de ce qu’on se doit depuis 2020 est renégociée sous contrainte. L’appui extérieur daté du 15 octobre, à l’ouverture de ce pic, se lit comme un soutien à la France à ce moment précis, programme, garantie, accord, dont la forme reste ouverte. C’est autour de ce pic qu’un marqueur peut s’allumer.10

Troisième pic, du 20 mars au 8 avril 2029. Le pic de la terre : les ressources nourricières, l’eau, les métaux deviennent stratégiques, et le pouvoir glisse vers ceux qui les tiennent. C’est aussi le pic de la fixation des règles : ce qui est décidé là tient pour longtemps. Un mois après, l’horloge qui brouille se pose sur l’identité du régime français : la facture se clôt à la semaine près où le brouillard commence.13

Ce que vivent les gens, pendant la facture

Pas une catastrophe, une pression. On continue de travailler, mais le salaire se négocie contre les prix. On continue de se chauffer, mais pas quand on veut. On continue de payer ses impôts, mais ce qu’ils achètent est compté. Les files d’attente remplacent les pénuries : au raccordement, au guichet, à la réparation. Les retraites sont revalorisées moins que les prix. Et surtout, chacun se demande pourquoi lui : c’est un conflit distributif, où tout le monde paie un peu et où personne ne trouve sa part juste. Les précédents disent que cela dure un an et que cela fixe les règles pour longtemps ; ils disent aussi que ceux qui dépendaient moins ont moins payé.

La France dans la facture. La facture est mondiale par construction, mais elle tombe institutionnellement sur l’Europe plus que sur Paris : la carte de l’Union européenne reçoit, en 2028-2029, la double signature de l’examen, quinze contacts en deux ans, l’Espagne quatorze, l’Italie neuf, la France sept. La Banque centrale européenne est frappée par l’horloge des ruptures en plein cœur de la facture, trois fois entre juin 2028 et mars 2029 : la banque centrale change de doctrine ou d’outil au moment même où le contrôleur passe. Le Fonds monétaire international, lui, a eu son année difficile avant, en 2027-2028 : c’est le moment où l’institution a été mise en cause et sollicitée ailleurs dans le monde ; le calendrier français ne porte pas sa signature.18 Pour la France elle-même, le point touché pendant la facture est encore celui de la dette, trois fois de mai 2028 à février 2029.1012

Ce que cela donne concrètement. Pour l’État : un conflit distributif plus qu’une révolte, on négocie ce qu’il reste. Pour la monnaie : la renégociation de la valeur de la dette accumulée depuis 2020 ; le deuxième pic, en novembre 2028, est le plus dangereux pour la rupture d’un arrangement, monétaire ou énergétique. Pour l’énergie : le rationnement, sous forme d’heures creuses et pleines plus contraignantes, de compteurs qui coupent en pointe, de raccordements qui attendent des mois, de voitures électriques qui ne se chargent pas quand on veut ; les ménages ne sont pas en tête de la file. Pour le travail : salaires contre prix, retraites recomptées, partage de l’énergie entre industrie et ménages. Pour les ménages : chacun paie un peu, et chacun se demande pourquoi lui. Pour le militaire : la guerre pour les ressources, détroits, métaux, eau, terres. Les précédents stricts de ce même signal, en 1956 et en 1993, ont donné Suez et la crise monétaire européenne : des mises à l’épreuve qui ont fixé les règles pour trente ans, pas des effondrements.12

Scénarios

Central. Mise à l’épreuve des fondations : arbitrage énergétique, renégociation de la dette, ressources stratégiques ; les règles sont fixées pour longtemps, précédents 1956 et 1993. Dur. Rupture d’un arrangement monétaire ou énergétique au deuxième pic, en novembre 2028. Doux. Contrôle réussi, règles fixées sans rupture, comme en 1956 après Suez. Marqueur. Les trois marqueurs de la Partie V : écart de taux au-delà de 150-200 points, adjudication sans preneur, mesure sur les dépôts. Tant qu’aucun des trois ne s’allume, le scénario central tient.

Ce qu’on ne sait pas

Aucun krach, aucun pays, aucun événement daté. Les positions donnent une pression et un calendrier, pas un scénario.

Ce qu’on fait

Les trois questions de la facture, de quoi dépend-on sans le savoir, qu’est-ce qui garde sa valeur quand les chiffres se brouillent, où est son territoire, se règlent en 2027, pas en 2028. Pendant la facture : trois semaines de retenue autour de chaque pic ; surveiller les trois marqueurs ; s’appuyer sur ce qui ne dépend pas d’un chiffre ; garder la réserve de trésorerie intacte jusqu’en mai 2029.

Ce qu’on ne fait pas

Pas de stockage de panique : une semaine d’intendance, pas un bunker. Aucune décision patrimoniale dans les trois semaines autour de chaque pic. Ne pas vider sa réserve pour solder une dette à taux fixe.

Confiance : élevée sur le climat, moyenne sur la forme.

Notes : N7, N10, N12, N18.

10. 2029 à 2031 : le brouillard

D’avril 2029 à mars 2031, avec un creux de juin 2030 à mars 2031.

À peine la facture réglée, une autre horloge lente, celle qui dissout les contours, se pose sur le point de la carte française qui représente l’identité même du régime, et y reste deux ans : au plus près le 29 avril 2029, un mois après le dernier pic de la facture, puis en octobre 2029 et en mars 2030 ; elle pèse en face de la légitimité du régime cinq fois, jusqu’en janvier 2031.13 Elle n’assomme pas et ne compte pas : elle brouille. Un pays sous ce signal ne sait plus très bien à quoi il ressemble, à quoi il croit, qui le dirige vraiment. Et pendant ce brouillard, de juin 2030 à mars 2031, l’horloge qui compte vient peser trois fois sur la capacité d’agir de l’État, avec une éclipse le 25 novembre 2030 exactement en face, et une seconde sur la même ligne en mai 2031.14 Un point touché trois fois, plus un arrêt, plus deux éclipses : c’est le point le plus sollicité de toute la décennie après l’axe de l’automne 2026.

Pourquoi le brouillard est différent de la facture

La facture compte ; le brouillard dissout. Sous la facture, on sait ce qu’on perd, et on peut le négocier. Sous le brouillard, on ne sait plus ce qu’on a. L’horloge qui brouille sur l’identité du régime, c’est un pays qui ne sait plus à quoi il ressemble ; opposée à sa légitimité cinq fois, c’est une légitimité qu’on ne parvient plus à contester clairement parce qu’on ne la voit plus clairement. Aucun précédent strict n’existe pour ce signal depuis 1958 : c’est la première fois que cette horloge touche ce point de la carte de la Cinquième République. L’analogie la plus proche est le début des années trente, quand les monnaies ont perdu leur ancrage et les régimes leur évidence ; elle vaut comme image, pas comme preuve.13

Ce qui rend la période plus lourde qu’il n’y paraît, c’est la superposition. Pendant que l’identité se brouille, l’horloge qui compte vient trois fois sur la capacité d’agir de l’État, avec un arrêt au plus près le 2 février 2031 et deux éclipses sur ce point, le 25 novembre 2030 et en mai 2031. Un État dont on ne distingue plus les contours et dont la main est comptée : c’est un État qui promet encore et ne garantit plus. Les services ne sont pas supprimés, ils s’effacent ; les droits ne sont pas abolis, ils ne sont plus honorés à la date dite.14

Ce que vivent les gens, dans le brouillard

Deux ans où l’on ne croit plus tout à fait ce qu’on lit, ni sur son compte, ni dans les journaux, ni dans les discours. L’épargne garde son chiffre et perd sa valeur, sans qu’un jour précis le dise. Les paiements changent de canal. Les démarches aboutissent tard ou pas. L’abstention monte parce que personne ne voit plus à quoi sert le vote. Et dans ce flou, deux choses tiennent : ce qui est écrit noir sur blanc, titres, contrats, papiers, et ce qui ne dépend pas d’un chiffre, la maison, le jardin, le savoir-faire, les proches. C’est pour cette période autant que pour la facture que la conversion de la Partie IV se prépare en 2027.

Le même brouillard touche la monnaie, et là, pour une fois, le véhicule est connu, à défaut de la texture : c’est l’euro numérique. La Banque centrale européenne prévoit un pilote au second semestre 2027 et une première émission possible en 2029, sous réserve du règlement européen visé pour la fin 2026. Ces jalons tombent chacun sur un contact majeur des cartes de l’euro et de la Banque centrale européenne : le règlement dans la fenêtre d’automne 2026 et de janvier 2027 où la règle commune est mise à l’épreuve ; le pilote pendant la première maturité de l’euro, qui atteint ses vingt-neuf ans de juillet 2027 à mars 2028 ; la rupture d’outil de la banque centrale trois fois pendant la facture, de juin 2028 à mars 2029 ; et l’émission sous l’horloge qui brouille, qui touche la règle de l’euro de mai 2029 à mars 2030.28 Ce que l’horloge ajoute à la date officielle, c’est la texture : un lancement qui brouille plutôt qu’il ne clarifie. Des plafonds de détention, des règles de passage entre le compte en banque et la monnaie de banque centrale, un mode hors ligne, une coexistence avec les espèces. Pendant deux ans, personne ne sait très bien ce qu’il a, où, et ce que cela vaut par rapport au reste. Les États-Unis reçoivent la même horloge sur leur propre légitimité de juillet 2030 à novembre 2031 : aucune monnaie n’est épargnée dans cette fenêtre, et c’est ce qui la distingue de la facture.1827

Ce que cela donne concrètement. Pour l’État : identité institutionnelle floue, légitimité contestée, exécutif affaibli ; la question d’une révision constitutionnelle ou d’un référendum devient naturelle entre juin 2030 et mars 2031. Pour la monnaie : le passage à l’euro numérique, avec ses plafonds et ses règles de conversion, une dette qui change de nature, des comptes publics illisibles ; pas de krach, une dévaluation qui ne dit pas son nom. On garde le même nombre, et on ne sait plus dans quelle poche il est ni ce qu’il achète. Le précédent le plus proche est le passage des monnaies nationales à l’euro, en 1999-2002 : deux ans de confusion sur les prix, sans effondrement. Pour le social : une perte de confiance dans les institutions, l’abstention, des mouvements diffus sans meneur. Pour le militaire : l’outil français compté, limité, peut-être engagé sous contrainte, avec un événement de violence ou d’autorité autour de l’éclipse de novembre 2030, mal lu et mal attribué sur le moment. Pour les ménages : l’épargne dont la valeur réelle s’érode sans qu’un chiffre le dise.

Scénarios

Central. Dissolution des repères du régime, sans événement unique, et passage à l’euro numérique dans la confusion de 1999-2002 : un pays qui ne se reconnaît plus, une monnaie qu’on ne sait plus lire. Dur. Changement de régime ou de constitution par usure, entre juin 2030 et mars 2031 ; plafonds de détention bas et conversion encadrée, qui rendent la transition pénible sans être une mesure sur les dépôts ; ou, hypothèse la plus brutale et la moins probable, une rupture technique du chiffrement qui protège les paiements, ce qu’on appelle le jour Q, que rien dans le calendrier ne désigne mais que la fenêtre n’exclut pas. Doux. Refondation assumée, un nouveau récit national qui prend, et un euro numérique qui simplifie plus qu’il ne brouille. Marqueurs. Un projet de révision constitutionnelle ou un référendum entre juin 2030 et mars 2031 ; le plafond de détention fixé pour l’euro numérique et le sort réservé aux espèces.

Ce qu’on ne sait pas

Si le brouillard se dissipe en refondation ou en usure. L’horloge qui brouille peut aussi inspirer. Elle ne date pas un événement, elle date une perte de contour.

Ce qu’on fait

Miser sur le solide : les mains, les savoir-faire, les proches, le concret. Garder ses papiers, ses comptes et ses titres de propriété en ordre, avec une copie écrite de ce qu’on détient et où : pendant qu’une monnaie change de support, ce qui est écrit noir sur blanc est ce qui tranche, et une dette à taux fixe est un avantage pour celui qui la doit. Répartir ce qu’on détient entre plusieurs supports, compte, espèces, biens, pas seulement entre devises.

Ce qu’on ne fait pas

Ne rien croire sur parole pendant deux ans, et surtout pas ce qui est trop beau. Ne pas chercher dans une monnaie la réponse à une période où toutes changent de nature.

Confiance : moyenne ; aucun précédent strict, l’horloge qui brouille n’ayant jamais touché ce point depuis 1958.

Notes : N13, N14, N18, N27, N28.

11. 2031 à 2034 : le peuple, le trône, la sortie

De juin 2031 à juin 2032 pour le peuple ; de décembre 2032 à février 2034 pour le trône ; sortie en février 2034.

Le peuple, juin 2031 à juin 2032. Pour la première fois de toute la série, c’est le peuple lui-même qui est touché, pas le régime. L’horloge des ruptures passe trois fois sur le point de la carte française qui représente les gens ordinaires, leur parole quotidienne, leurs médias, leur façon de se faire entendre : juillet et décembre 2031, mai 2032. Puis, le 29 juin 2032, elle rencontre l’horloge qui compte tout près de ce même point.15

Ce qu’un cycle de quarante-cinq ans ouvre sur le peuple

La rencontre du 29 juin 2032 entre l’horloge qui compte et l’horloge des ruptures est rare : la précédente date de 1988, la suivante sera vers 2077. Elle tombe tout près du point de la carte française qui représente le peuple, sa parole quotidienne et ses médias. Ce que 1988 a ouvert, à la veille de la chute du mur, c’est quarante-quatre ans de monde d’après la guerre froide, vécus par les gens à travers de nouveaux médias, de nouveaux rapports au travail, une nouvelle façon de se faire entendre. Ce que 2032 ouvre, sur le peuple français cette fois, c’est le cadre dans lequel les enfants d’aujourd’hui vivront leur vie d’adultes. Le contenu n’est pas lisible ; l’ampleur l’est, et c’est la confiance de cette saison : élevée sur l’ampleur, faible sur le contenu.15

Pour une personne ordinaire, c’est la saison qui change le plus la vie quotidienne, bien plus que la facture : revenus, logement et travail sont recomposés par la technique, et la représentation, la façon dont on choisit ceux qui parlent au nom des autres, change de forme. Le marqueur, une réforme du mode de scrutin ou de représentation entre mai et août 2032, dira si le cycle s’ouvre par une innovation ou par une rupture. Dans les deux cas, ceux qui ont un tissu y entrent les premiers ou sont ceux qui tiennent.

Le trône, décembre 2032 à février 2034. L’horloge du pouvoir profond se place exactement en face du point de la carte française qui représente le trône, c’est-à-dire la figure présidentielle telle qu’elle est née en 1958, et elle le fait depuis le point de la carte qui représente les assemblées, en février et août 2033 et en janvier 2034. Une éclipse, le 30 mars 2033, tombe sur l’identité du régime. Et le cycle des règles et des récits ouvert en février 2026 passe son premier examen aux mêmes dates, septembre 2033, janvier et juin 2034.16 C’est la fenêtre où le pouvoir exécutif est contesté dans son principe, par les corps intermédiaires : assemblées, syndicats, collectivités, qui reprennent ce que le trône tenait. Concrètement : une Sixième République, ou une révision qui touche le rôle du président et son élection, entre février 2033 et février 2034. Le scénario dur est la fin de la Cinquième au sens institutionnel ; le scénario doux, une mutation sans rupture, le régime qui change de nature en gardant son nom.

La sortie, février 2034. Elle est datée dans les deux calendriers : le nouvel an solaire d’Extrême-Orient de février 2034 ramène le premier signe du cycle, le bois qui pousse, au moment où le dernier passage sur le trône s’achève. Dans la méthode de ce guide, la convergence des deux calendriers est une signature.16

Scénarios

Central. Le peuple change de parole en 2031-2032, et les assemblées reprennent au trône une part de ce que 1958 lui avait donné en 2033-2034. Dur. Soulèvement sans adresse à l’été 2032, puis fin de la Cinquième au sens institutionnel, sortie en février 2034. Doux. Innovation institutionnelle en 2032, mutation sans rupture en 2033. Marqueur. Une réforme de la représentation entre mai et août 2032 ; une révision touchant la présidence entre février 2033 et février 2034.

Ce qu’on ne sait pas

Refondation ou effondrement. Rien dans le calendrier ne le sait : le ciel date, il ne décide pas.

Ce qu’on fait

Prendre part. C’est la seule saison de la décennie où ce que fait une personne ordinaire pèse directement sur la forme du résultat, parce que c’est la saison du peuple, pas celle de l’État.

Ce qu’on ne fait pas

Se taire en attendant que l’État décide.

Confiance : élevée sur l’ampleur, faible sur le contenu.

Notes : N15, N16.

12. 2035-2036 : le bilan

De septembre 2035 à août 2036.

Le cycle commencé en janvier 2020 atteint son plein : les deux horloges qui l’ont ouvert se font face, trois fois, en octobre 2035, janvier et juillet 2036.17 Ce que le monde a décidé sous contrainte en 2028, il le vit en grand ici. Le monde des réseaux et celui de la matière se regardent ; selon ce qui a été réglé en 2028, c’est une confrontation ouverte ou un équilibre trouvé.

C’est trop loin pour écrire un scénario honnête. Il sera écrit après 2029, quand les lignes de la facture seront connues. Ce qu’on peut dire aujourd’hui, c’est que la décennie se lit comme un arc : la contrainte en 2028, le brouillard en 2030, le peuple en 2032, le trône en 2033, la sortie en 2034, et le bilan en 2035. Rien n’y est une fin ; chaque saison est le couloir vers la suivante.

Confiance : faible, trop loin.

Notes : N17.

Partie III

Par domaine

Le même calendrier, relu par ce que chacun touche dans sa vie. Chaque domaine est un chapitre entier : ce qui le distingue, saison par saison ce qui change et pourquoi, les scénarios propres au domaine, ce qu’on ne sait pas, et les gestes. Les dix chapitres se lisent indépendamment ; les renvois pointent vers les notes de la Partie VI.

13. L’État et les institutions

Le fil de la décennie, pour l’État, est une question posée en trois temps : qui est légitime, qui agit, qui gouverne. La légitimité est comptée par les partenaires en 2026-2027. La capacité d’agir est coupée en février 2027, puis épuisée en 2030-2031. L’image du gouvernement est brouillée pendant la campagne de 2027 et le premier hiver du mandat, puis l’identité du régime entière de 2029 à 2031. Enfin le trône est contesté par les assemblées en 2033-2034. Le régime n’est jamais frappé une fois pour toutes : il est usé, saison après saison, et c’est en février 2034 que les deux calendriers datent la sortie.12111316

Une impression est à corriger d’abord. L’actualité dit « dette, budget, taux », et l’on pourrait croire que le calendrier, qui parle de légitimité et d’identité, ne reflète pas la tension. C’est l’inverse. Un écart de taux n’est pas un chiffre de dette : c’est le jugement des créanciers sur la crédibilité de l’État. La dette française n’a pas changé entre le 1er septembre et le 2 octobre 2026 ; ce qui a changé, c’est ce que les partenaires en pensent. Et c’est exactement ce que le calendrier date : la légitimité du régime comptée par ses partenaires, créanciers et institutions européennes autant qu’opposition.1 La séquence de la carte est : d’abord la défiance des partenaires, ensuite la rupture sur les ressources, enfin la tutelle sur la dette. L’actualité lit la fin de la phrase au moment où la carte en écrit le début.

Saison par saison

13 septembre au 11 novembre 2026. La légitimité du régime et sa parole sont comptées par ceux qui lui prêtent et ceux qui le jugent. Le 17 octobre est tombé le jour même où la parole du régime était touchée au plus près.1 La semaine du 21 au 27 octobre est celle de la réponse de l’exécutif, et la nature de cette réponse compte plus que l’événement. Le précédent strict, octobre-novembre 2010, a donné des concessions tardives sur les retraites qui n’ont calmé personne tout de suite ; le régime a tenu.

11 novembre 2026 au 9 janvier 2027. Palier. Le budget se vote dans la douleur ou se reconduit par loi spéciale ; une censure est possible en décembre comme en 2024 ; rien ne se tranche. Sous le palier, le récit collectif du régime, ce en quoi le pays croit ensemble, est mis sous pression avec un pic le 6 décembre.621

25 janvier au 25 mars 2027. Tout revient en six semaines : l’identité le 25 janvier, la parole le 2 février, la légitimité le 9, avec le réflexe de l’État coupé du 25 janvier au 25 février et un dernier passage le 19 mars.28 Le gouvernement devient illisible du 27 février au 21 avril, c’est-à-dire pendant toute la campagne : des annonces qui se contredisent, des mesures promises qui n’arrivent pas, une difficulté à savoir qui décide.11 La campagne elle-même se fait avec une horloge de l’action en marche arrière du 11 janvier au 2 avril, et une horloge de l’amplification immobile sur la figure présidentielle la semaine du premier tour.2324

Avril 2027 à avril 2028. Un pouvoir neuf, sans pression extérieure majeure sur le régime, mais sous tutelle financière constante, et dont on ne sait pas bien, le premier hiver, qui tient le volant : le gouvernement reste illisible du 4 octobre 2027 au 21 février 2028. Le régime atteint sa limite d’âge en janvier 2028.1011

Mai 2028 à mai 2029. Conflit distributif : l’État négocie ce qu’il reste avec chacun. Un appui extérieur daté du 15 octobre 2028 ; la République comme idée, distincte du régime, passe son propre examen à partir du 21 avril 2028.1226

Avril 2029 à mars 2031. L’identité du régime se brouille pendant deux ans ; la légitimité est contestée face aux partenaires cinq fois jusqu’en janvier 2031 ; la capacité d’agir est épuisée de juin 2030 à mars 2031, avec deux éclipses sur ce point. Une révision constitutionnelle ou un référendum deviennent naturels entre juin 2030 et mars 2031.1314

Juin 2031 à juin 2032. Le peuple change de parole et de représentation ; une réforme du mode de scrutin ou de représentation entre mai et août 2032.15

Décembre 2032 à février 2034. Le trône contesté par les assemblées ; une éclipse visible sur l’identité du régime le 30 mars 2033 ; Sixième République ou révision touchant la présidence entre février 2033 et février 2034 ; sortie en février 2034.16

Scénarios propres au domaine

Central. Un régime usé saison après saison, qui se réforme sous contrainte à chaque fenêtre et change de nature en gardant son nom. Dur. Crise de régime en 2027 (précédent 1956-1958, en deux ans), puis changement de constitution par usure en 2030-2031, puis fin de la Cinquième en 2033-2034. Doux. Refondation assumée en 2030-2031, innovation institutionnelle en 2032, mutation sans rupture en 2033. Marqueurs. Un acte de l’exécutif entre le 21 et le 27 octobre 2026 ; un vote budgétaire entre le 8 et le 18 décembre ; un acte d’alliance entre le 7 et le 23 mars 2027 ; un projet de révision ou un référendum entre juin 2030 et mars 2031 ; une réforme de la représentation entre mai et août 2032 ; une révision de la présidence entre février 2033 et février 2034.

Ce qu’on ne sait pas

Qui gouverne, qui gagne, et si la Cinquième finit ou se transforme. Les dates disent quand la question est posée, jamais la réponse.

Ce qu’on fait

Vérifier son inscription électorale en janvier 2027. Traverser les fenêtres sans rien engager. S’insérer dès 2027 dans ce qui existe près de soi ; peser à partir de 2031, quand la saison est celle du peuple. Entre les deux, garder ses papiers en ordre : quand l’État se brouille, ce qui est écrit vaut plus que ce qui est promis.

Notes : N1, N2, N6, N8, N10, N11, N13, N14, N15, N16, N21, N23, N24, N26.

14. La monnaie et la dette

L’actualité confond deux choses qu’il faut séparer. Le dollar monte contre toutes les monnaies des pays qui importent leur énergie, parce que le pétrole se paie en dollars : l’euro et le yen baissent ensemble, et un Allemand le subit comme un Français. Ce mouvement est celui de la crise d’Ormuz, datée depuis le 28 février 2026, et il durera tant que le détroit est fermé ; l’indice du dollar était au plus haut depuis dix-huit mois le 12 octobre 2026, l’euro et le yen faisant les trois quarts de sa hausse.27 L’écart de taux entre la France et l’Allemagne, lui, est propre à la France : deux pays qui ont la même monnaie, et dont les créanciers ne font pas le même prix. C’est le jugement des partenaires sur la crédibilité de l’État, daté depuis le 13 septembre 2026, et c’est en même temps la règle commune de l’euro mise à l’épreuve par un membre en infraction, datée du 8 octobre.14 Un Français subit les deux.

Le calendrier contient un seul signal de dette propre à la France, et il est net : le crédit et le droit du régime sous l’horloge du pouvoir profond, de février 2027 à février 2028, prolongé par l’horloge qui compte de mai 2028 à février 2029, avec la limite d’âge du régime exacte en janvier 2028 et une éclipse sur la dette le 26 janvier 2028.1025 Ce que cela dessine, avec les précédents de 1993 et de 2011-2012, c’est une tutelle, pas un défaut : la contrainte vient de l’Europe et des marchés, elle impose un cadrage, elle ne fait pas tomber l’État. Il n’y a, dans ce calendrier, ni signature de défaut, ni Fonds monétaire à Bercy, ni contrôle des capitaux. Il y a une règle commune mise à l’épreuve par un membre en infraction : les trois fois précédentes où ce signal a touché l’euro, en 2003, 2011 et 2018, la règle a plié ou tenu, la monnaie n’est pas tombée.4

Puis vient la période où la question n’est plus « quelle monnaie » : de mai 2029 à mars 2031, l’horloge qui brouille touche la règle de l’euro, puis la légitimité des États-Unis, pendant que la carte suisse, calme jusque-là, est la plus secouée. Toutes les monnaies changent de nature en moins de deux ans.1827

Saison par saison

Depuis le 28 février 2026. Dollar fort contre les monnaies d’importateurs d’énergie ; tout ce qui s’achète en dollars renchérit : carburant, électronique, une partie des médicaments.

13 septembre au 11 novembre 2026. Écart de taux en zone haute : 85 points début septembre, 147 le 2 octobre, 137 le 16. Pic de la règle de l’euro le 21 octobre, sortie de fenêtre le 4 novembre. C’est dans cette fenêtre que l’écart peut franchir, ou non, la borne de 150 points qui changerait le scénario de l’hiver.4

Décembre 2026. Hausse attendue du taux directeur de la Banque centrale européenne, dans le palier : une règle qui se durcit quand rien ne se débloque. Les taux immobiliers montent.

16 janvier au 9 février 2027. Dernier passage sur la règle de l’euro, le 30 janvier : la procédure européenne sur le budget français, la lettre de Bruxelles, l’écart de taux qui devient un sujet de campagne.4

Février 2027 à février 2028. La tutelle : notation sous surveillance, cadrage européen des dépenses, rendement exigé ; la dette comme sujet en soi. Le Fonds monétaire international a son année difficile ailleurs dans le monde en 2027-2028, mais le calendrier français ne porte pas sa signature.1018

Mai 2028 à mai 2029. La ligne monnaie de la facture : la renégociation de la valeur de la dette accumulée depuis 2020, dont la forme reste ouverte ; le deuxième pic, en novembre 2028, est le plus dangereux pour une rupture d’arrangement ; un appui extérieur vers le 15 octobre 2028. La Banque centrale européenne change de doctrine ou d’outil pendant la facture, trois fois entre juin 2028 et mars 2029.1218

Mai 2029 à mars 2031. La monnaie change de support : l’euro numérique, dont la BCE vise la première émission en 2029 après un pilote en 2027, arrive avec ses plafonds de détention, ses règles de passage entre compte bancaire et monnaie de banque centrale, son mode hors ligne et sa coexistence avec les espèces ; pendant deux ans, dans le registre du passage à l’euro de 1999-2002, on ne sait plus très bien ce qu’on a, où, et ce que cela vaut. Un plafond de détention bas ne serait pas le marqueur sur les dépôts, il limite l’euro numérique et non le compte en banque ; il serait le signe que la conversion sera encadrée.1328

Scénarios propres au domaine

Central. Tutelle de la dette française de 2027 à 2029 par le cadre européen et les marchés ; renégociation ordonnée en 2028-2029 ; monnaie qui se brouille sans krach en 2029-2031. Dur. Écart de taux au-delà de 150-200 points durablement dès l’automne 2026 ou l’hiver 2027 ; rupture d’arrangement monétaire au deuxième pic de novembre 2028 ; mesure sur les dépôts. Doux. Le cadre européen accepté comme appui, écart qui reflue sous 100 points en 2027, facture réglée par la règle plutôt que par la crise. Marqueurs. Les trois marqueurs de la Partie V ; une décision de notation ou une procédure européenne entre le 11 juillet 2027 et le 14 janvier 2028.

Ce qu’on ne sait pas

Le niveau de l’écart de taux, la date d’une dégradation de note, la forme de la renégociation de 2028, et la texture du passage à l’euro numérique, plafonds, espèces, conversion. Rien dans le calendrier ne montre un krach.

Deux cas, traités comme des cas

Un compte en dollars, en francs suisses ou dans une autre devise. Chaque monnaie a sa carte, et aucune n’est tranquille sur tout l’arc. Le dollar est sous pression maintenant et jusqu’en mars 2027, léger en 2028-2029, très chargé en 2030-2031. Le franc suisse est calme jusqu’en 2030, puis secoué. L’euro est touché maintenant et en janvier-février 2027, rien en 2028-2029, puis brouillé en 2029-2030. Lu en séquence : une devise d’un pays calme a un sens pour un horizon de deux ans, de 2027 à 2029 ; pour cinq ans, le calendrier dit de ne pas chercher la réponse dans une monnaie, mais dans ce qui ne dépend pas d’un chiffre. Et le marqueur « mesure sur les dépôts » vaut pour tous les comptes, quelle que soit la devise. Ce que le ciel ne connaît pas : le coût d’un compte à l’étranger, la fiscalité, et le fait qu’une monnaie non convertible n’est pas une réserve.1827

Un prêt en euros à rembourser sur dix ans, et la somme disponible. Trois faits tranchent avant le calendrier. Un prêt à taux fixe est une dette dont le montant ne bouge pas quelle que soit la suite : si les prix montent et si la monnaie change de nature, c’est l’emprunteur qui y gagne, pas la banque. Rembourser par anticipation, c’est renoncer à cet avantage et payer, sauf clause contraire, une indemnité ; et l’argent remboursé ne revient pas si l’on en a besoin en 2028. La somme en banque, elle, est liquide mais porte deux risques : l’érosion, si les taux d’épargne restent sous l’inflation, et le marqueur sur les dépôts. Le calendrier donne une règle de séquence : de maintenant à mai 2029, la valeur est la liquidité, on garde la réserve à travers la facture ; de 2029 à 2031, une dette fixe est un trésor pour celui qui la doit. Un remboursement partiel, qui laisse intacts deux mois de dépenses plus la marge de la facture, ne se décide que dans une fenêtre calme, avant le 5 décembre 2026 ou du 25 mars 2027 au 14 mai 2028, et seulement si l’écart entre le taux du prêt et ce que rapporte la réserve l’emporte sur l’avantage qu’une dette fixe donne pendant le brouillard : à 1,5 % contre 2 %, la question ne se pose pas, on garde ; à 4,5 % contre rien, un remboursement partiel devient défendable.

Ce qu’on fait

Un à deux mois de dépenses accessibles, répartis sur plus d’un établissement dès 2027. Un achat immobilier négocié avant le 5 décembre 2026, sinon après le 25 mars 2027. Réduire en 2027 ce qui dépend d’une seule monnaie et d’un seul établissement. Garder la réserve intacte à travers la facture. Tenir ses titres en ordre pour 2029-2031.

Ce qu’on ne fait pas

Chercher dans une devise la réponse à une période où toutes changent de nature. Solder une dette fixe avec la réserve de vie. Décider sous un gros titre.

Notes : N1, N4, N10, N12, N13, N18, N25, N27, N28.

15. L’énergie et l’approvisionnement

C’est la ligne la plus sûre du guide, parce qu’elle prolonge ce qui est déjà dans les journaux. La crise d’Ormuz est entrée dans sa phase actuelle le 30 août 2026, à la veille d’une fenêtre publiée avant les faits et au cœur de la fenêtre recalculée ; le calendrier ne lui donne pas de détente logistique avant le 30 novembre, et pas de détente de fond avant le 25 mars 2027.37 Puis l’énergie devient la première ligne de la facture de 2028-2029, et celle dont la confiance est la plus élevée : les tensions entre centres de calcul et réseaux électriques sont déjà dans les journaux.12

Trois niveaux se superposent et il faut les distinguer. Le prix, qui dépend du détroit et du dollar : il est haut maintenant et le restera jusqu’au printemps 2027, avec des à-coups possibles en février. La disponibilité, qui dépend des routes : les produits venus d’Asie manquent par à-coups, pièces, pneus, électronique, une partie des médicaments ; pas la famine, l’attente. Et l’arbitrage, qui ne vient qu’en 2028-2029 : quand il n’y a pas assez d’électrons pour tout le monde, qui passe devant : les machines qui calculent, les usines ou les gens qui se chauffent. Le troisième niveau est le seul qui change la vie quotidienne durablement, et c’est celui pour lequel on a dix-huit mois pour se préparer.

Saison par saison

Maintenant au 30 novembre 2026. Brut au-dessus de cent dollars, essence au plus haut, routes allongées. Concrètement : un plein qui coûte cent euros de plus par mois pour un ménage qui roule, une facture de chauffage qui double pour qui est au fioul ou au gaz, des rayons incomplets par à-coups.

Novembre 2026. Le mois des solutions, adossé à la rencontre du 30 : les contournements se consolident, routes déplacées, circuits réorganisés, stocks constitués. C’est le mois où l’on commande le chauffage, pas janvier.7

Décembre 2026 à mars 2027. Prix hauts installés sans nouveau pic de fond ; un événement de février possible sur les ressources ou les transports, dans le registre de la capacité d’agir de l’État touchée par le côté des ressources.8

Après le 25 mars 2027. Sortie de la séquence. L’année qui suit est celle où les routes déplacées deviennent normales, et où une personne réduit ce qui dépend d’une seule source : c’est le moment d’installer, de changer de mode de chauffage, de s’équiper, pendant que les prix se sont calmés et avant que l’arbitrage arrive.

Mai 2028 à mai 2029. L’arbitrage. Pour un particulier : des heures creuses et pleines plus contraignantes, un compteur qui coupe en pointe, un raccordement qui attend des mois, une voiture électrique qui ne se charge pas quand on veut, un chauffage électrique rationné aux heures froides. Les ménages ne sont pas en tête de la file.12

2029 à 2031. Le concret redevient un trésor : ce qui chauffe, roule et éclaire sans dépendre du réseau aux heures de pointe.

Scénarios propres au domaine

Central. Compression des prix qui dure jusqu’au printemps 2027 et casse par endroits ; arbitrage énergétique en 2028-2029 avec les ménages derrière l’industrie. Dur. Un cran de plus sur les détroits, pic de prix violent, manques ponctuels sur des catégories de produits en février 2027 ; rationnement dur en 2028-2029. Doux. Détente logistique après le 30 novembre 2026, réouverture au printemps 2027, arbitrage anticipé par les investissements de 2027-2028. Marqueur. Le prix du brut au 25 mars 2027 ; les délais de raccordement publiés en 2028.

Ce qu’on ne sait pas

Le niveau des prix, la durée de fermeture du détroit, et quelle catégorie manquera. Le calendrier dit quand la question se pose.

Ce qu’on fait

Réservoir jamais sous la moitié ; traitements de fond avancés ; achats prévus dépendant de l’Asie avancés, sans acheter plus ; chauffage commandé en novembre ; une journée de calfeutrage ; puis, d’avril 2027 à avril 2028, une seconde source d’énergie pour le chauffage ou l’électricité, à son échelle : un poêle, une citerne, quelques panneaux, une batterie, un groupe, selon le logement.

Ce qu’on ne fait pas

Stocker en panique. Acheter plus que ce qui était prévu. Attendre 2028 pour s’équiper.

Notes : N3, N7, N8, N12, N27.

16. Le travail et la fonction publique

Un seul signal de toute la séquence touche directement le point de la carte française qui représente le travail, les salariés, la fonction publique et la santé, et il le fait trois fois : juin 2026, 6 décembre 2026, 12 avril 2027, la dernière fenêtre couvrant l’élection, du 18 mars au 1er mai.19 Ce signal ne dit pas le chômage de masse, qui relèverait d’autres points : il dit la rupture dans l’organisation du travail et de la fonction publique, réformes brutales, statuts remis en cause, services qui ferment ou basculent, grèves éclair. Au même endroit de la carte, la valeur du travail, c’est-à-dire les salaires et ce qu’ils achètent, est brouillée tout l’hiver 2026-2027.20 Le peuple comme tel n’est touché qu’en 2031-2032 ; avant, le travail est atteint par ricochet de l’État.15

Cela conduit à une distinction que les journaux ne font pas. Il y a le travail comme emploi, un contrat, un salaire, une entreprise ; et le travail comme capacité, ce que vos mains et votre tête savent faire, qui vous suit d’un emploi à l’autre. Le calendrier frappe le premier et épargne le second ; mieux, il désigne le second comme ce qui redevient précieux après 2029. Toute la stratégie de ce chapitre tient là : convertir de l’emploi en capacité pendant qu’on en a le temps.

Saison par saison

12 novembre 2026 au 1er janvier 2027. Deuxième choc sur l’organisation du travail et de la fonction publique : réformes annoncées pour l’année suivante, services réorganisés, plans de départ, fusions ; des salaires qui achètent moins sans que le chiffre le dise.1920

11 janvier au 2 avril 2027. Horloge de l’action en marche arrière : les grèves s’enlisent plutôt qu’elles n’explosent, les décisions se reprennent, la colère rentre, la lassitude pèse sur la participation. Pour un salarié : des négociations qui n’aboutissent pas, des annonces reportées, un climat de reprise en main sans acte.23

18 mars au 1er mai 2027. Troisième et dernier choc, sur l’élection : la fonction publique au cœur du débat, le statut, le nombre, la carte des services. C’est la fenêtre où une réforme de structure est annoncée, par un gouvernement sortant ou entrant.19

Avril 2027 à avril 2028. Fenêtre de coopération : les réseaux professionnels se recomposent, les relocalisations partielles créent des postes là où les routes ont été déplacées, la technique encadrée crée ses métiers. C’est l’année des reconversions, des formations, des créations, et la meilleure de la décennie pour changer de voie.7

Mai 2028 à mai 2029. Saison distributive : salaires contre prix, retraites recomptées, partage de l’énergie entre industrie et ménages. Les métiers liés à l’énergie disponible, aux ressources et à l’entretien de l’existant tiennent ; ceux qui vivent du crédit et de la croissance attendent.12

2029 à 2031. L’État épuisé dans sa capacité d’agir ; des services qui s’effacent sans être supprimés. Ce qui tient : les savoir-faire concrets, le local.14

Juin 2031 à juin 2032. Revenus, logement, travail recomposés par la technique ; ouverture d’un cycle de quarante-cinq ans sur la vie quotidienne des gens. Les formes du travail qui naissent là durent.15

Scénarios propres au domaine

Central. Réformes de structure de la fonction publique entre décembre 2026 et mai 2027, grèves qui s’enlisent, puis recomposition en 2027-2028 et négociation distributive en 2028-2029. Dur. Fermetures de services et plans sociaux concentrés sur l’hiver 2026-2027, chômage qui monte en 2028-2029 dans les secteurs dépendants du crédit. Doux. Les relocalisations de 2027-2028 absorbent les ruptures, la saison distributive fixe des règles durables. Marqueur. Une réforme de la fonction publique annoncée entre le 18 mars et le 1er mai 2027 ; le taux de chômage au printemps 2029.

Ce qu’on ne sait pas

Quel secteur, quel statut, quel niveau de chômage. Le calendrier date une rupture d’organisation, pas un chiffre.

Ce qu’on fait

Dossiers de formation et de reconversion déposés avant le 1er décembre 2026. Aucun changement d’emploi engagé du 3 au 9 février 2027. Les décisions professionnelles lourdes du 25 mars 2027 au 14 mai 2028. Acquérir d’ici 2029 un ou deux savoir-faire qui se vendent sans intermédiaire, dans son métier ou à côté.

Ce qu’on ne fait pas

Démissionner dans une fenêtre chaude. Lier tout son revenu à un seul employeur, un seul secteur, un seul réseau, à l’entrée de la facture.

Notes : N7, N12, N14, N15, N19, N20, N23.

17. Les finances des ménages

Le calendrier touche les finances des ménages par quatre canaux, du plus sûr au plus flou, et presque jamais directement : d’abord l’État, puis ce que l’État cesse de payer, puis les prix, puis la monnaie. C’est une bonne nouvelle technique : les ricochets laissent du temps pour se préparer, ce que les coups directs ne font pas.

Le prix de ce qu’on met dans le réservoir et dans la chaudière, dès maintenant et jusqu’au printemps 2027. C’est la ligne la plus sûre. Pour un ménage qui roule, cent euros de plus par mois ; pour un ménage au fioul ou au gaz, une facture de chauffage qui double ; pour tous, des produits importés plus chers et parfois absents.27

Le crédit, plus cher dès décembre 2026 par la hausse des taux directeurs et par l’écart franco-allemand qui se répercute sur les banques. Un crédit en cours à taux fixe ne bouge pas. Un projet d’achat se négocie avant le 5 décembre 2026, sinon après le 25 mars 2027. Le livret ne compense pas l’écart.4

L’argent public qui se retire, de l’hiver 2027-2028 à 2029. Il ne se voit pas sur un bulletin de salaire ; il se voit dans ce qui n’est plus remboursé, plus subventionné, plus pris en charge : un médicament déremboursé, une aide au logement recalculée, une rénovation qui attend son dossier, un guichet qui ferme, une retraite revalorisée moins que l’inflation, une allocation soumise à de nouvelles conditions. Le retrait commence à l’hiver 2027-2028 et y est le plus visible, avant même la facture mondiale, parce que c’est l’hiver où le régime atteint sa limite et où la tutelle est pleine ; il se poursuit pendant la facture.10

La monnaie qui change de support, de 2029 à 2031, avec l’euro numérique. Une épargne dont la valeur réelle s’érode sans qu’un chiffre le dise ; des moyens de paiement qui changent de forme ; des plafonds qu’on découvre. C’est la période où ce que l’on possède compte plus que ce que l’on gagne, et où une trace écrite de ce qu’on détient vaut plus qu’un solde affiché.1328

Comment on boucle une fin de mois sous l’inflation

La question est concrète et le guide lui doit une réponse concrète. Dans les précédents de 1956 et de 1993, et dans l’inflation de 2022-2023 que tout le monde a vécue, les ménages ont tenu de trois façons, dans cet ordre : en coupant ce qui n’est pas vital, abonnements, sorties, renouvellements ; en ajoutant un revenu d’appoint, quelques heures, une location, une vente ; et en s’appuyant sur la famille et sur les aides tant qu’elles existent. Aucune de ces trois n’est agréable, aucune n’est une catastrophe, et c’est le registre de ce calendrier.

L’inflation a un revers que le guide a affirmé jusqu’ici sans l’expliquer. Un prêt à taux fixe est une somme qui ne bouge pas : si les prix montent de dix pour cent en deux ans et que le salaire, même revalorisé moins que les prix, monte de six, la mensualité pèse moins lourd dans le budget qu’avant, et le bien vaut souvent davantage en euros courants, quoique des taux qui montent puissent peser sur les prix. Un emprunteur à taux fixe est l’un des rares gagnants d’une période inflationniste ; c’est la raison pour laquelle le guide dit de ne pas rembourser par anticipation avec la réserve. Le vrai risque n’est pas l’inflation, c’est la perte du revenu : un prêt devient impayable quand le salaire disparaît, pas quand les prix montent.10

Et là, le droit français n’est pas celui des États-Unis de 2008. Le parallèle avec la crise des subprimes ne tient pas, et il est utile de dire pourquoi. En 2008, les prêts subprime américains étaient pour la plupart à taux variable après deux ou trois ans de taux d’appel, accordés sur la valeur du bien à des gens qui ne pouvaient pas payer, revendus en titres que personne ne comprenait, dans un marché où la saisie est rapide. En France, plus de neuf prêts sur dix sont à taux fixe, accordés sur le revenu et non sur le bien, gardés par la banque qui les a faits ; la saisie est lente, la banque rééchelonne avant de saisir, le juge peut suspendre les échéances jusqu’à deux ans, la commission de surendettement existe, et l’assurance emprunteur peut couvrir la perte d’emploi, en option et sous conditions strictes, souvent pour une fraction de la mensualité et pour un ou deux ans. Le point commun avec 2008 est ailleurs : la dette. Mais la facture de 2028-2029 vérifie la dette des États, pas celle des ménages, et son précédent n’est pas 2008, c’est 1993 : une crise de la règle commune, où l’État est contraint et où les ménages subissent par la fiscalité et les services, pas par la saisie de leur maison. C’est moins spectaculaire et plus long.12

Ce que le calendrier ajoute à ce droit : la saison où le travail est touché va de décembre 2026 à mai 2027, celle où l’État se retire est 2027-2029. Une personne qui a un prêt lourd vérifie donc son contrat d’assurance emprunteur maintenant, s’il comporte ou non la garantie perte d’emploi et à quelles conditions, et constitue sa marge de facture avant 2028 ; et si le revenu tombe, elle va voir sa banque avant la première échéance manquée, pas après la troisième, parce que c’est avant que le rééchelonnement se négocie.

Ce qui ne change pas, et ce qui départage

Pour la plupart des gens, on travaille, on se chauffe, on mange, on vote. Les précédents de 1956 et 1993 ont été vécus par des Français ordinaires comme des années pénibles, pas comme des effondrements. La différence entre pénible et grave, à hauteur de vie, tient à trois choses qu’une personne peut préparer en 2027 : ne pas dépendre d’une seule source d’énergie, avoir un à deux mois devant soi, et tenir ses papiers en ordre pour la période floue. Le calendrier ne dit ni le niveau des prix, ni le taux de chômage, ni quelle aide sera coupée. Il dit quand la question se pose.

Saison par saison

PériodeCe qui changeCe qu’on fait
Maintenant → printemps 2027Carburant, chauffage, produits importés plus chers ; crédit plus cher dès décembreRéservoir, chauffage commandé en novembre, un à deux mois de dépenses accessibles
Avril 2027 → avril 2028Meilleure fenêtre de la décennie pour un projet, un achat, un déménagement, un équipementOn engage, sans compter sur une aide publique
Hiver 2027-2028Le retrait de l’argent public devient visible : remboursements, aides, revalorisationsBudget du foyer recalculé sans l’État ; dossiers d’aides anticipés
Mai 2028 → mai 2029Chacun paie un peu ; électricité rationnée ; trois marqueurs à surveillerRéserve intacte, retenue autour des pics, pas de remboursement anticipé avec la réserve
2029 → 2031Érosion silencieuse de l’épargne ; dette fixe qui devient un avantage ; ce qu’on possède compte plus que ce qu’on gagneTitres et comptes en ordre, diversification de ce qu’on détient, pas seulement de la devise
Scénarios propres au domaine

Central. Deux ans de prix hauts et de crédit cher, un hiver 2027-2028 d’austérité visible, une année 2028-2029 où chacun paie un peu, puis deux ans d’érosion silencieuse. Dur. Marqueur sur les dépôts allumé en 2028-2029 ; perte de pouvoir d’achat à deux chiffres sur l’arc. Doux. Prix qui refluent au printemps 2027, austérité absorbée par la croissance de 2027-2028. Marqueur. Le niveau des remboursements et des revalorisations annoncé pour 2028 ; les trois marqueurs de la Partie V.

Ce qu’on ne sait pas

Les chiffres. Aucune position ne donne un niveau de prix, un taux ou une mesure fiscale.

Notes : N4, N10, N12, N13, N27, N28.

18. La santé

Le calendrier ne porte aucun signal sanitaire au sens d’une épidémie ou d’une catastrophe : rien, dans les points touchés, ne désigne la maladie. Ce qu’il porte, c’est le système de santé comme service public, logé au même point de la carte française que le travail et la fonction publique, touché trois fois entre juin 2026 et mai 2027, puis l’État épuisé dans sa capacité d’agir en 2030-2031.1914 Et il porte, par la crise d’Ormuz et les routes allongées, une tension sur l’approvisionnement en médicaments, dont une grande partie des principes actifs vient d’Asie.3 La santé est donc touchée par trois canaux, tous indirects : la disponibilité des produits, l’organisation du service, et ce que l’État rembourse.

Saison par saison

Maintenant au printemps 2027. Disponibilité : des ruptures ponctuelles sur certains médicaments, génériques en tête, et des délais sur les dispositifs importés. Organisation : les réformes de l’hiver 2026-2027 touchent l’hôpital et les services, comme la fonction publique ; des fermetures de lits ou de services annoncées pour 2027.

Hiver 2027-2028. Le pic de l’austérité : déremboursements, franchises, conditions nouvelles, dans le cadrage de la tutelle. C’est l’hiver où ce qui était pris en charge en 2026 ne l’est plus tout à fait.10

Mai 2028 à mai 2029. L’arbitrage énergétique touche les établissements comme les ménages, et la ligne terre de la facture, les ressources, inclut les matières premières pharmaceutiques. Le système tient, mais il choisit.12

2029 à 2031. Services qui s’effacent sans être supprimés ; un État qui ne peut plus garantir ce qu’il promet. C’est la période où le tissu, médecin de famille, pharmacien, entourage, remplace le guichet.14

Scénarios propres au domaine

Central. Ruptures ponctuelles jusqu’au printemps 2027, déremboursements à l’hiver 2027-2028, système qui tient en choisissant en 2028-2029, puis effacement progressif de l’offre publique. Dur. Pénuries durables sur des classes thérapeutiques entières en février-mars 2027 ; fermetures massives de services en 2028-2029. Doux. Relocalisation partielle de la production pharmaceutique en 2027-2028, qui absorbe les ruptures. Marqueur. La liste des médicaments en tension publiée au printemps 2027 ; les mesures de remboursement annoncées pour 2028.

Ce qu’on ne sait pas

Aucun signal d’épidémie, aucune pathologie, aucun événement sanitaire daté. Le calendrier ne dit rien de la santé des personnes ; il parle du système.

Ce qu’on fait

Les traitements de fond avec de l’avance, vus avec le pharmacien, dès maintenant et avant chaque fenêtre chaude. Les soins programmables, dentaires, optiques, interventions non urgentes, faits en 2027 plutôt qu’en 2028. Un médecin de famille et un pharmacien que l’on connaît. Les ordonnances et le dossier médical en copie hors ligne. Une trousse de premiers soins à jour dans le socle de soixante-douze heures.

Ce qu’on ne fait pas

Stocker des médicaments au-delà de ce que le pharmacien conseille. Reporter en 2028 un soin qui peut se faire en 2027.

Notes : N3, N10, N12, N14, N19.

19. La famille et le foyer

La carte d’un État n’a pas de point pour les familles, mais elle en a un pour le peuple, les gens ordinaires, leur parole quotidienne, leur façon de vivre ensemble, et ce point n’est touché qu’à partir de juin 2031.15 Jusque-là, la famille subit par ricochet : les prix, le travail, l’école et la santé comme services, le logement par le crédit. Et le calendrier donne, pour une famille, trois choses utiles : un ordre de priorité, des fenêtres pour les décisions qui engagent une maisonnée, et une période où le foyer est la première ligne de défense.

Le foyer comme unité

La résilience d’une personne ordinaire n’est pas un abri, c’est un tissu, et le premier tissu est la maisonnée. Une famille qui a répondu à quatre questions traverse mieux : comment tenons-nous sans internet, sans téléphone, sans électricité, sans eau, ou sans carte bancaire pendant trois jours, ce que l’État demande à chaque foyer de prévoir ; qui sait faire quoi dans la maison ; où sont les papiers et qui sait où ils sont ; et vers qui, hors de la maison, on se tourne en premier. Ces questions se posent avant février 2027, et le plus tôt est le mieux.

Saison par saison

Maintenant au printemps 2027. Le budget du foyer absorbe l’énergie et les produits importés. Le point touché en février est aussi celui des jeunes et des transports : pour une famille, cela veut dire écoles et transports perturbés dans les fenêtres chaudes, surtout du 3 au 9 février et autour du 19 mars 2027.8 Les grands-parents dépendent des remboursements et des services, qui commencent à bouger à l’hiver 2026-2027.

Avril 2027 à avril 2028. La fenêtre des décisions de maisonnée : déménager, agrandir, rapprocher les générations, changer de région, installer un parent âgé, lancer les enfants dans une formation. C’est l’année où ces décisions se prennent sans que le monde résiste.7

Hiver 2027-2028. Le pic de l’austérité touche d’abord les plus dépendants de l’argent public : retraités, familles aidées, étudiants boursiers. Une famille qui a anticipé ses dossiers en novembre 2026 et recalculé son budget sans l’État à l’automne 2027 ne découvre rien en janvier 2028.10

Mai 2028 à mai 2029. L’arbitrage énergétique entre dans la maison : heures de chauffage, recharge, appareils. Une famille est l’unité où cet arbitrage se négocie le mieux, parce qu’elle mutualise.12

2029 à 2031. Le brouillard : quand l’État ne garantit plus ce qu’il promet, la famille et le voisinage redeviennent la première assurance. C’est la période où les liens construits en 2027 rapportent.

Juin 2031 à juin 2032. Le peuple change de parole : les familles sont au cœur de la recomposition des revenus, du logement et du travail. Les enfants d’aujourd’hui entrent dans la vie adulte dans ce cycle, qui dure quarante-cinq ans.15

Scénarios propres au domaine

Central. Des familles qui se resserrent et mutualisent, des générations qui se rapprochent entre 2027 et 2029, un foyer qui devient la première ligne en 2029-2031. Dur. Séparations géographiques forcées par le travail en 2028-2029, familles aidées en difficulté dès l’hiver 2027-2028. Doux. La fenêtre de 2027-2028 utilisée pour réorganiser la maisonnée avant la facture. Marqueur. Les décisions de maisonnée prises ou non entre avril 2027 et avril 2028.

Ce qu’on ne sait pas

Le calendrier d’un État ne dit rien d’une famille en particulier ; il dit ce que le pays traverse, et une carte personnelle dit le reste.

Ce qu’on fait

Les quatre questions du foyer posées avant février 2027. Un plan de rendez-vous hors réseau pour les fenêtres chaudes : où l’on se retrouve si les téléphones ne passent pas. Les décisions de maisonnée dans la fenêtre d’avril 2027 à avril 2028. Les dossiers des plus dépendants anticipés en novembre 2026 et à l’automne 2027. Un ou deux savoir-faire transmis aux enfants.

Ce qu’on ne fait pas

Engager un déménagement ou une séparation de maisonnée du 25 janvier au 25 mars 2027 ni autour des pics de 2028-2029. Laisser un parent dépendant découvrir seul l’hiver 2027-2028.

Notes : N7, N8, N10, N12, N15.

20. Le social et la rue

Le 17 octobre 2026 est la clé de lecture : la rue a frappé au moment où le poids pesait sur l’identité du régime, pas sur le peuple. Jusqu’en 2031, le social se lit par ricochet, sur l’axe du régime et sur sa capacité d’agir ; le peuple lui-même, sa parole, ses médias, sa représentation, n’est touché qu’à partir de juin 2031, et c’est alors la fenêtre sociale majeure de toute la série.115 Le social a les précédents les plus flous de tous les domaines, parce qu’une colère n’a pas de signature ; les formes données ici sont de la lecture, avec une confiance moyenne.

PériodeForme de la colèreCe qu’elle n’est pas
Sept. 2026 → mars 2027Colère contre la vie chère portée par les carburants et le logement ; pic passé le 17 octobre, réplique possible le 24 ; l’hiver fatigue sans résoudre ; février-mars rouvre tout en campagne. Précédents stricts : 2010 ; analogie : 2018Pas une révolution : une mobilisation qui devient la question électorale
Déc. 2026 → avril 2027Violence qui change de forme : imprévisible, décentralisée, sur les biens plus que sur les institutions ; pillages, blocages logistiques, actions éclair. Précédent : juin 2023Pas un mouvement organisé : des nuits, pas des cortèges
2027 → 2028Détente relative ; les réseaux militants se structurent. Analogie : 1997-1998Pas la paix sociale : une préparation
Mai 2028 → mai 2029Conflit distributif : salaires contre prix, retraites, partage de l’énergie. Précédents stricts : 1956, 1993-1994Pas une révolte : une négociation de ce qu’il reste
2029 → 2031Perte de confiance, abstention, mouvements diffus sans meneur ; un événement de violence ou d’autorité mal attribué autour de novembre 2030Pas une insurrection : une désaffection
Juin 2031 → juin 2032Le peuple change de parole, de médias, de représentation ; ouverture d’un cycle de quarante-cinq ans. Précédent strict : 1988 pour le cycle ; analogie : 1942-1943Pas forcément un soulèvement : peut être une innovation
2033 → 2034Les corps intermédiaires reprennent au trône ce que 1958 lui avait donné1958 à l’envers
Ce qu’on fait

Dans les fenêtres chaudes, pas de déplacement critique ni de rendez-vous lourd si le choix existe ; trajets et télétravail anticipés. En 2027-2028, c’est le moment de construire ses réseaux, professionnels, locaux, militants, parce qu’ils serviront en 2028-2029. À partir de 2031, prendre part.

Notes : N1, N8, N15.

21. Le militaire et les alliances

Le militaire ne se lit pas sur la carte française seule : il se lit sur la zone étroite du ciel où l’OTAN, la Russie, l’Ukraine, les États-Unis et la Chine partagent la même adresse, à laquelle l’euro appartient aussi, et que l’horloge qui compte quitte le 25 mars 2027.34 Après cette date, la lecture militaire bascule sur la facture de 2028-2029, la guerre pour les ressources, puis sur la capacité d’agir de l’État français en 2030-2031. Le militaire a les précédents les plus nets et les plus vérifiables de tous les domaines, parce que les actes d’alliance ont des dates : cinq passages précédents sur le cœur de l’alliance, en 1952, 1968, 1981, 1997-1998 et 2010-2011, ont chacun accompagné un traité, une doctrine, un élargissement ou une intervention, jamais la guerre générale.3

Pour un citoyen, la lecture militaire a deux conséquences concrètes. La première est le prix : chaque cran de plus sur les détroits se lit à la pompe, et les fenêtres militaires sont aussi des fenêtres de prix. La seconde est le cadre : ce qui se tranche en mars 2027 dans l’alliance détermine le budget de défense de la décennie, donc une part de l’argent public qui ne va pas ailleurs, et c’est dès 2027-2028 que le financement de la défense entre dans le débat sur la dette.10

PériodeCe qui changePrécédents stricts
Août → sept. 2026Promesse fondatrice de l’alliance mise à l’épreuve d’un théâtre qui n’est pas le sien : reprise des frappes au Golfe le 30 août, à la veille de la fenêtre publiée et au cœur de la fenêtre recalculée1981, 2010-2011
Oct. 2026 → fév. 2027Capacité militaire de l’alliance comptée (11 octobre, 7 février) ; l’Ukraine pressée vers un cadre (21 octobre, 30 janvier) ; négociation sous contrainte plus qu’escalade1997
2 → 25 mars 2027Tout ce qui lie les six acteurs touché en trois semaines, du 2 au 25 mars, pivot le 16 : refondation, traité, doctrine, élargissement ou intervention, jamais la guerre générale1968, 1997, 2011
2027 → 2028La guerre change de milieu : information, espace, réseaux informatiques ; le financement de la défense française dans le débat sur la detteAnalogie : 1941-1942
Mai 2028 → mai 2029La guerre pour les ressources : détroits, métaux, eau, terres ; qui tient le sol tient le compte1956, 1993
Juin 2030 → mars 2031L’outil militaire français compté, limité, peut-être engagé sous contrainte ; éclipses sur la ligne de l’action en novembre 2030 et mai 2031Analogie : 1954-1956
2032 → 2034Nouveau cycle de quarante-cinq ans de la technique militaire ; les alliances fondées en février 2026 passent leur premier contrôle1988, 1942
Scénarios propres au domaine

Central. Un acte d’alliance en mars 2027, un cadre pour l’Ukraine, une guerre des ressources en 2028-2029 sans engagement général. Dur. Fissure de l’alliance en mars 2027 ; engagement français sous contrainte en 2030-2031. Doux. Accord formalisé mi-mars 2027 dans le registre de 1997 ; détroits rouverts au printemps. Marqueur. Un traité, une doctrine ou un élargissement signé entre le 7 et le 23 mars 2027.

Ce qu’on ne sait pas

Le contenu de l’acte de mars 2027, resserrement ou fissure ; le théâtre de 2028-2029 ; la nature de l’engagement de 2030-2031.

Notes : N3, N4, N10.

22. La France dans le monde

La facture de 2028-2029 est mondiale, mais la pluie ne tombe pas pareil partout. Vingt cartes, celles de la France, de ses voisins, des grandes puissances, et celles de l’euro, de la Banque centrale européenne, de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, ont été passées au même crible : combien de fois, entre mi-2026 et fin 2031, une horloge lente vient-elle peser sur un point vital.18

La France est la carte la plus exposée des vingt. Vingt-neuf contacts en cinq ans et demi, contre vingt-trois pour les suivantes. Et elle est seule en tête pour 2026-2027 : dix contacts, quand l’Allemagne en a trois et l’Italie trois. Ce que la France vit cet automne et vivra au printemps 2027 ne se lit nulle part ailleurs en Europe avec cette intensité. Ce n’est pas la zone euro qui est sonnée en février 2027, c’est la France.

L’Europe institutionnelle est touchée en 2028-2029, plus que la France. Le point faible de ces deux années n’est pas Paris, c’est Bruxelles et Madrid : l’Union européenne quinze contacts, l’Espagne quatorze, l’Italie neuf, la France sept. L’Allemagne traverse 2028-2029 presque indemne, quatre contacts, et ne devient fragile qu’en 2030-2031, quand l’horloge qui compte arrive sur son cœur. La Banque centrale européenne reçoit l’horloge des ruptures sur son cœur pendant la facture ; le Fonds monétaire a son année avant, en 2027-2028.

Les zones relativement épargnées jusqu’en 2029. La Suisse, un seul contact avant 2030. La Corée du Sud, cinq. L’Arabie saoudite, cinq. L’Allemagne, sept. Le Japon, huit. Ces pays ne sont pas à l’abri du climat mondial, personne ne l’est, mais leurs fondations ne sont pas vérifiées en même temps que les autres. À l’inverse, les États-Unis ont leur année lourde maintenant, en 2026-2027, puis un répit en 2028-2029, puis une période très chargée en 2030-2031. La Russie et le Canada sont touchés sans répit sur toute la période. La Corée du Sud et le Paraguay, lequel n’est pas dans ces vingt cartes, ont été étudiés en détail et font l’objet d’un document à part, « Même climat, pas la même pluie » ; la leçon des deux est que chaque pays reçoit la facture sur un point différent de sa carte, donc sur un domaine différent de sa vie : la terre pour l’un, la monnaie puis le commerce pour l’autre.

Ce que cette comparaison vaut. Elle compte des contacts, elle ne les pèse pas, et la moitié de ces cartes n’ont pas d’heure de naissance fiable. C’est un ordre de grandeur, pas un classement. Il suffit à répondre à la question : la France n’est pas victime d’un sort propre, elle est la carte la plus mal placée d’Europe pour les deux années qui viennent, et l’Europe est la zone la plus mal placée du monde pour les deux suivantes. Ce que cela implique pour une personne qui envisage de se placer ailleurs est l’objet du chapitre 26, « Choisir son terrain ».

Notes : N18.

Partie IV

S’extirper

Tout ce qui précède dit comment tenir. Cette partie dit autre chose. Elle part d’un constat que le calendrier impose et qu’il faut regarder en face : jusqu’en 2031, une personne ordinaire ne pèse pas sur les saisons du pays, elle les traverse. S’extirper ne peut donc pas vouloir dire changer le calendrier. Cela veut dire changer de position dans le calendrier : cesser d’être celui sur qui chaque saison tombe, pour devenir celui que les saisons servent. Le calendrier donne quatre façons de le faire, et il les date.

23. Ce que le calendrier frappe, et ce qu’il ne frappe pas

Relisons les saisons en demandant non pas « qui souffre » mais « qu’est-ce qui est touché ». L’automne 2026 touche la légitimité de l’État devant ses créanciers. Février 2027 touche le réflexe de l’État et son budget. L’année 2027 touche la dette de l’État. La facture de 2028-2029 touche ce qui a été bâti à crédit, la monnaie, l’énergie en réseau, les ressources importées. Le brouillard de 2029-2031 touche la monnaie et les institutions. Et ce n’est qu’en 2031 que le peuple est touché lui-même, pour un cycle nouveau.1810121315

Ce que le calendrier frappe, c’est donc une liste précise : l’État comme garant, la monnaie comme réserve, le crédit comme moteur, le réseau comme source, l’importation comme approvisionnement. Ce qu’il ne frappe nulle part, et c’est tout aussi précis : la capacité d’une personne à produire, le lien entre des personnes, le sol, le savoir-faire, ce qui fonctionne sans dépendre d’un réseau à chaque instant. Mieux, la facture désigne ces choses-là comme ce qui prend de la valeur quand le reste en perd : l’énergie disponible, la terre nourricière, l’eau, les métaux, les mains.12

Un citoyen subit exactement dans la mesure où sa vie repose sur la première liste. Il est servi par les saisons dans la mesure où elle repose sur la seconde. Toute la Partie III consistait à protéger la première liste contre chaque coup ; cette partie consiste à déplacer sa vie de la première liste vers la seconde. La différence est de nature : protéger coûte à chaque saison, déplacer coûte une fois. Et le calendrier dit quand ce déplacement est possible et quand il ne l’est plus.

Notes : N1, N8, N10, N12, N13, N15.

24. Première sortie : produire ce qu’on achetait

La plus accessible, et celle qui change le plus la position d’un foyer face à la facture. Elle consiste à prendre une dépense récurrente qui dépend du réseau, de l’importation ou du crédit, et à la remplacer par une production propre, même partielle. Le calendrier dit lesquelles, par les lignes de la facture.

L’énergie, avec dix mille euros. Un foyer propriétaire qui produit une partie de son chauffage ou de son électricité n’est pas arbitré en 2028-2029 : quand le compteur coupe en pointe, il a du bois, une batterie, un ballon chauffé le jour. Ce n’est pas l’autonomie, c’est la moitié : la moitié de la facture d’énergie convertie en équipement en 2027 est une facture qui ne double pas en 2028. Ordre de grandeur : l’isolation et une seconde source de chauffage coûtent en 2027 l’équivalent de deux à quatre ans de la facture de 2026, et rendent cette facture bien moins sensible à l’arbitrage, pour quinze ans. Les aides publiques existent encore en 2027 ; elles reculent à l’hiver 2027-2028, ce qui est une raison de plus de ne pas attendre.12

L’énergie, avec cent euros. Pour un locataire, pour un ménage qui n’a pas dix mille euros, la sortie n’est pas l’équipement, c’est la réduction et le collectif, et elle vaut autant. Isoler ce qui peut l’être soi-même, rideaux épais, joints, bas de porte, film sur les vitres, pour une centaine d’euros et une journée. Déplacer ses usages avant que le rationnement l’impose : chauffer moins et mieux, laver et cuire aux heures creuses, apprendre dès 2027 ce que le compteur imposera en 2028. Demander au bailleur ou au syndic d’engager les travaux aidés tant que les aides existent. Et surtout le collectif : une chaudière d’immeuble renégociée, un achat groupé de granulés ou de fioul à l’automne, une voiture partagée, un vélo. La résilience d’une personne modeste n’est pas un investissement, c’est un voisinage, et le calendrier date aussi cela : la fenêtre d’avril 2027 à mai 2028 est celle où les gens coopèrent, donc celle où ces organisations se montent.

La nourriture, à portée de vélo. La ligne terre de la facture dit que ce qui se mange devient stratégique en 2028-2029 et que le pouvoir glisse vers ceux qui tiennent le sol. Il faut lire cela avec précision, parce que l’erreur est facile : un champ acheté à cinquante kilomètres, qu’on ne cultive pas et qu’on ne peut pas surveiller, n’est pas une sortie, c’est un placement foncier de plus, qui ne profite pas de la ligne terre et qui demande des trajets quand le carburant est cher. Ce que la ligne terre désigne, ce n’est pas la possession d’un sol, c’est le lien direct avec ce qui nourrit, et ce lien se mesure en minutes, pas en hectares : un jardin derrière la maison ou un carré dans un jardin partagé, une part dans une ferme voisine dont on connaît les gens, un marché de producteurs, trois ménages qui achètent ensemble un demi-bœuf ou une récolte. La valeur est dans la proximité et dans la relation, pas dans l’acte notarié. Une famille qui tire un quart de ce qu’elle mange de ce qu’elle produit ou de gens qu’elle connaît ne subit pas la ligne terre, elle en est.

La réparation et l’entretien. Ce qui vient d’Asie manque par à-coups depuis l’automne 2026, et l’arbitrage de 2028 touche tout ce qui a besoin du réseau pour être remplacé. Savoir réparer, entretenir, faire durer, à soi ou dans son tissu, c’est produire ce qu’on achetait : des objets qui fonctionnent.

La fenêtre. Du 25 mars 2027 au 14 mai 2028, et pas avant : avant, le pays est dans sa séquence et les prix sont hauts ; après, la facture est ouverte et l’équipement est arbitré comme le reste. Un foyer qui a produit en 2027 récolte en 2028. C’est la plus grande différence que le calendrier permette entre deux voisins.7

Ce que le ciel ne garantit pas

Le rendement d’un panneau, la récolte d’un jardin, l’hiver qu’il fera. Le calendrier nomme les lignes et date la fenêtre ; il ne promet rien de ce qui pousse.

Notes : N7, N12.

25. Deuxième sortie : convertir l’argent qui va se brouiller

Le calendrier contient une asymétrie que personne ne devrait ignorer. De 2026 à 2029, l’argent est frappé par la contrainte : cher, compté, surveillé, mais un euro reste un euro. De 2029 à 2031, l’argent est frappé par le flou : il change de nature, de canal, de valeur réelle, sans qu’un chiffre le dise. Tant qu’il a sa nature, on peut le convertir en ce qui gardera de la valeur quand il la perdra. Après, on ne le peut plus aux mêmes conditions.13

Convertir en quoi. Pas en devises : le chapitre 14 a dit ce qu’il en est. Pas en or non plus, que le calendrier ne nomme nulle part. Et la bourse ? Le calendrier ne touche aucun point boursier, et ce guide n’est pas un conseil de placement ; il dit seulement deux choses. Qu’une part dans une entreprise qui produit des choses réelles, de l’énergie, de la nourriture, des outils, est par nature du côté de ce qui garde sa valeur, tandis que ce qui vit de dette et de croissance est ce que la facture vérifie : la question n’est pas « bourse ou pas », mais « part de quoi », et elle est pour un professionnel. Et que le moment compte : les trois pics de la facture sont les semaines où l’on ne vend pas en tremblant, et la fenêtre d’avril 2027 à mai 2028 est celle où l’on réorganise. Convertir, donc, en trois choses que le calendrier nomme. De la capacité : un savoir-faire qui ne dépend d’aucun chiffre, réparer, cultiver, soigner, construire, enseigner, et qui ne se dévalue pas en 2030 ; une formation coûte quelques centaines à quelques milliers d’euros en 2027. Du concret qui produit : ce que la première sortie a décrit, dans les deux budgets. Du lien : un tissu se construit avant d’en avoir besoin, et le temps est ce que 2027 donne.1415

Combien. Il faut ici répondre à une question que le reste du guide laissait ouverte : combien garder liquide, combien convertir. La règle est en trois parts. La réserve de vie, un à deux mois de dépenses, reste liquide toujours, à travers la facture et le brouillard, répartie sur plus d’un établissement avec une part en espèces. Une marge de facture, un à deux mois de plus, reste liquide jusqu’en mai 2029, parce que la facture est l’année où chacun paie et où une dépense imprévue est probable ; elle devient convertible après. Tout ce qui dépasse ces deux parts et dont on n’a pas besoin avant 2031 est candidat à la conversion entre le 25 mars 2027 et le 14 mai 2028, en commençant par ce qui réduit une dépense sûre, l’énergie, avant ce qui produit un revenu hypothétique. Une dette à taux fixe en cours n’est pas un obstacle : elle est elle-même une conversion, puisque c’est l’emprunteur qui y gagne quand la monnaie se brouille.

Pour quelle période. La conversion sert deux fois. Pendant la facture, ce qui a été converti protège là où les autres paient. Pendant le passage à l’euro numérique, ce qui a été converti est ce dont la valeur ne dépend pas du support de la monnaie. C’est pour les deux qu’elle se fait, et c’est pourquoi elle se fait avant la première.

Ce que le ciel ne garantit pas

Que la monnaie disparaisse : le calendrier dit qu’elle se brouille, ce qui est autre chose, et ce qui suffit à ne pas y mettre tout. Ni qu’une conversion rapporte : il dit qu’elle ne se regrette pas, parce qu’elle protège dans les trois scénarios de la facture.

Notes : N12, N13, N14, N15, N28.

26. Troisième sortie : se placer là où la pluie tombe moins

Le chapitre 22 a montré que la France est la carte la plus exposée d’Europe pour 2026-2027 et l’Europe la zone la plus exposée du monde pour 2028-2029. Faut-il se placer ailleurs ? Le calendrier répond précisément, et la réponse est moins simple que la question.18

D’abord ceci. Aucune carte n’est calme sur tout l’arc : la Suisse est épargnée jusqu’en 2030 puis la plus secouée ; les États-Unis sont lourds maintenant, légers en 2028-2029, très chargés en 2030-2031 ; tous les pays épargnés jusqu’en 2029 ont leur rendez-vous après. Se déplacer, c’est choisir quelle saison on traverse ailleurs, pas échapper aux saisons. Ensuite, le déplacement a sa fenêtre, la même que tout le reste, du 25 mars 2027 au 14 mai 2028 : un déplacement accompli avant la facture arrive avant la pluie, un déplacement décidé en 2028 arrive sous la pluie. Enfin, et c’est l’essentiel, le terrain compte plus que le pays : une dépendance ne change pas de nature en changeant de frontière, et qui dépend d’un réseau, d’un employeur et d’un guichet à Paris en dépendra ailleurs. Ce qui change vraiment la position d’une personne, c’est de se placer là où ses dépendances sont moindres, et cela peut être à trente kilomètres : une région où l’énergie est locale, où la terre nourrit, où le tissu existe déjà. Le calendrier d’un État dit ce que l’État traverse, pas ce que chaque vallée traverse.

Trois positions, par ordre de coût. Rester et changer de terrain à l’intérieur : la moins coûteuse et, pour la plupart, la plus efficace, parce qu’elle combine les deux premières sorties avec un lieu qui les favorise. Se placer dans un pays dont la carte est calme jusqu’en 2029, Suisse, Allemagne, Corée du Sud, Japon, pour ceux qui en ont les moyens et les attaches : deux à trois ans sans examen des fondations, puis un rendez-vous souvent plus lourd parce que plus tardif, sans le tissu qu’on avait ; le calcul doit inclure le retour. Se placer dans un pays en décalage, dont la facture tombe sur un domaine qui n’est pas le sien : c’est la leçon du cas paraguayen, traité dans un document à part, un pays dont l’examen porte sur la terre en 2029-2030 est, pour qui n’y possède pas de terre, un pays où la facture ne le concerne pas directement. C’est la position la plus fine et la plus exigeante.

Ce que le ciel ne garantit pas

Qu’on soit accueilli, qu’on trouve du travail, qu’on supporte l’arrachement. Le calendrier compare des cartes d’États ; il ne connaît ni les visas, ni les langues, ni le prix de l’exil, et ces trois choses pèsent plus que tout ce qu’il compte. Pour un citoyen ordinaire, la première position est presque toujours la bonne ; les deux autres sont des cas, pas des conseils.

Notes : N7, N12, N18.

27. Quatrième sortie : devenir acteur quand le calendrier change de sujet

Il reste la seule sortie qui ne soit pas individuelle, et la seule qui change le calendrier lui-même plutôt que sa position dedans. Jusqu’en 2031, le sujet du calendrier est l’État ; le peuple n’y figure que par ricochet. De juin 2031 à février 2034, le sujet change : c’est le peuple qui est touché, sa parole, ses médias, sa représentation, puis ce sont les assemblées qui reprennent au trône ce que 1958 lui avait donné. Pendant ces trois ans, et pendant eux seulement, ce que fait une personne ordinaire pèse directement sur la forme du résultat, parce que le point touché est le sien.1516

Cette sortie ne s’improvise pas en 2031. Les gens qui pèseront alors sont ceux qui auront construit entre 2027 et 2029 le tissu, la capacité et le terrain des trois sorties précédentes : la nouvelle parole du peuple naîtra dans les lieux où l’on sait déjà faire ensemble, et la représentation nouvelle se construira sur les réseaux qui existent déjà. Il faut donc distinguer deux verbes que le reste du guide confondait. S’insérer, dès 2027 : prendre part à ce qui existe près de soi, conseil, association, coopérative, syndicat, collectif, groupe de producteurs, non pour militer mais pour savoir faire ensemble avant que ce soit nécessaire. Peser, à partir de 2031 : avoir une voix organisée quand la représentation change de forme, entre mai et août 2032, et quand les assemblées reprennent au trône, de février 2033 à février 2034. Le cycle qui s’ouvre en juin 2032 dure quarante-cinq ans ; ceux qui en sont dès le début le marquent, et ce sont les enfants d’aujourd’hui qui le vivront.

Scénarios

Si le cycle s’ouvre par une innovation, comme en 1988, ceux qui ont un tissu y entrent les premiers. Si le cycle s’ouvre par une rupture, ceux qui ont un tissu sont ceux qui tiennent. Dans les deux cas, la préparation est la même, et c’est pourquoi elle ne se discute pas.

Ce que le ciel ne garantit pas

Que le peuple l’emporte, ni que la sortie de 2034 soit une refondation. La série dont ce guide est issu l’écrit en une phrase : le ciel date, nous choisissons. Cette partie entière repose sur ce « nous ».

Notes : N15, N16.

La séquence de sortie, en une page

QuandCe qu’on fait pour sortirPourquoi à ce moment
Maintenant → 4 décembre 2026On ne sort pas encore : on dresse la liste de ce dont sa vie dépend, on dépose les dossiers de formation avant le 1er décembre, on commande le chauffage en novembre ; les décisions mûries se prennent avant le 5 décembre ou pas avant avrilLa séquence française est en cours ; le 5 décembre, le réflexe de l’État entre en fenêtre de rupture et n’en sort qu’en avril
5 décembre 2026 → 25 mars 2027Rien d’engageant. On traverse, on s’insère dans ce qui existe près de soiLe palier, puis le pays sonné : il n’y a pas de fenêtre calme en janvier
25 mars 2027 → 14 mai 2028La fenêtre de sortie : on produit ce qu’on achetait, on convertit ce qui dépasse la réserve et la marge, on change de terrain si on doit le fairePrix calmés, monnaie qui tient, monde qui ne résiste pas ; avant la facture
14 mai 2028 → 11 mai 2029On récolte : ce qui a été converti protège ; on ne convertit plus ; on garde réserve et margeLa facture : chacun paie, sauf là où il ne dépend plus
Mai 2029 → mars 2031La marge devient convertible ; ce qu’on possède compte plus que ce qu’on gagne ; le tissu remplace le guichetLe brouillard
Juin 2031 → février 2034On pèse : la parole, la représentation, les assembléesLe calendrier change de sujet

Une personne qui suit cet ordre ne garde pas forcément son niveau de vie ; elle change ce dont son niveau de vie dépend, et c’est cela, sortir. Le calendrier ne promet pas qu’elle y gagne. Il promet que les dates sont posées, et que celui qui les connaît n’est plus tout à fait l’objet de ce qu’elles décrivent.

Partie V

Le kit du citoyen

Rien dans ces pages que les pouvoirs publics ne recommandent déjà ; l’État conseille lui-même à chaque foyer un socle de quelques jours d’autonomie. La valeur ajoutée du guide n’est pas la liste, c’est le quand. La résilience d’une personne ordinaire n’est pas un abri : c’est un tissu.

28. Le socle permanent

Ce socle ne dépend d’aucune date. Il se constitue par temps calme, une fois, et se vérifie deux fois par an.

29. Le calendrier des gestes

À afficher. Chaque ligne renvoie à une saison de la Partie II.

QuandCe qu’on faitCe qu’on ne fait pas
Jusqu’au 4 décembre 2026Socle de 72 heures à jour ; réservoir au-dessus de la moitié ; traitements avancés ; achats prévus dépendant de l’Asie avancés, sans acheter plus ; pas de déplacement critique le samedi 24 octobre si le choix existe ; les décisions mûries prises avant le 5 décembreAucune décision patrimoniale sous le coup d’un gros titre ; aucun achat de panique
Novembre 2026Chauffage commandé (fioul, granulés, bois) ; une journée de calfeutrage ; un à deux mois de dépenses accessibles ; circuits courts organisés ; démarches, dossiers d’aides, renouvellements, formations déposés avant le 1er décembreAttendre janvier pour le chauffage
5 décembre 2026 → 24 janvier 2027Des fêtes sobres et locales, commandées tôt ; on ne force pas ; inscription sur les listes électorales vérifiée en janvierPas de conclusion sur l’état du monde depuis le palier ; rien d’engageant
25 janvier → 25 mars 2027, surtout du 3 au 9 février et autour du 19 marsOn traverse : semaine d’intendance constituée, trajets anticipés, télétravail prévuNe rien signer, ne rien acheter, ne rien croire sur le moment ; aucun changement d’emploi engagé
25 mars 2027 → 14 mai 2028La fenêtre de sortie : lancer, déménager, construire, changer de voie, se former ; produire ce qu’on achetait ; convertir ce qui dépasse la réserve et la margeAttendre que ce soit parfait ; compter sur une aide publique pour 2028
Hiver 2027-2028Budget du foyer recalculé sans l’argent public ; dossiers d’aides anticipés ; on continue la conversionSupposer que ce qui était remboursé en 2026 le sera encore
Mai 2028 → mai 2029Trois semaines de retenue autour de chaque pic (fin juin 2028, mi-novembre 2028, fin mars 2029) ; les trois marqueurs surveillés ; s’appuyer sur ce qui ne dépend pas d’un chiffrePas de stockage de panique ; aucune décision patrimoniale autour des pics ; pas de remboursement anticipé avec la réserve
2029 → 2031Papiers, comptes et titres en ordre ; les mains, les savoir-faire, les proches ; diversifier ce qu’on détientNe rien croire sur parole, surtout ce qui est trop beau ; ne pas chercher la réponse dans une devise
2031 → 2034Prendre part : c’est la saison du peupleSe taire en attendant que l’État décide

30. Les trois marqueurs qui changeraient tout

Un scénario dur a des marqueurs vérifiables, et ce guide s’engage sur eux : si l’un s’allume, la lecture change, et ce sera dit. À la date d’édition, aucun des trois n’est allumé.

  1. Un écart de taux franco-allemand au-delà de 150 à 200 points de base, durablement. Il était à 137 le 16 octobre 2026, avec un pic à 147 le 2 octobre. La borne basse a été touchée du doigt, pas franchie. Les fenêtres où elle peut l’être sont connues : jusqu’au 4 novembre 2026, puis du 16 janvier au 9 février 2027, puis les pics de 2028-2029.
  2. Un État qui ne trouve plus preneur à ses adjudications, c’est-à-dire une émission de dette qui échoue.
  3. Une mesure sur les dépôts bancaires, limitation des retraits, prélèvement, blocage, quelle que soit la devise du compte.

Si l’un s’allume. La réserve de trésorerie se répartit sur plusieurs établissements et comporte une part en liquide ; la semaine d’intendance passe à deux ; les décisions patrimoniales sont gelées jusqu’à la sortie de la fenêtre en cours ; et le scénario dur de la saison devient le scénario central. Rien de plus : pas de bunker, pas de fuite, pas d’abonnement à la peur.

31. Décider au bon moment

Explorer et préparer se font toujours ; s’engager attend le bon moment. Le calendrier distingue les fenêtres où l’on signe de celles où l’on attend. Un engagement, c’est un acte difficile à défaire : un achat immobilier, un changement d’emploi, un prêt, un déménagement, un mariage, une création d’entreprise.

FenêtreOn signePourquoi
Jusqu’au 11 novembre 2026Non, sauf ce qui est mûr et ne peut attendreLe poids est maximal sur l’État et sur l’euro ; tout ce qui se signe se signe sous pression
11 novembre → 4 décembre 2026Oui, pour ce qui est mûrLa dernière fenêtre avant avril : la pression se relâche, le réflexe de l’État n’est pas encore touché
5 décembre 2026 → 24 janvier 2027NonPalier, taux qui montent, et la main de l’État déjà sous l’horloge des ruptures dès le 5 décembre : il n’y a pas de fenêtre calme en janvier
25 janvier → 25 mars 2027Non, absolumentLe pays sonné : le réflexe coupé, la réserve comptée, l’événement imprévu
25 mars 2027 → 14 mai 2028Oui, c’est la meilleure fenêtre de la décennieFenêtre de coopération, pas de poids sur le régime, contournements qui deviennent des organisations
Mai 2028 → mai 2029Non autour des pics, prudence entreLa facture : chacun paie, les règles se fixent
Avril 2029 → mars 2031Prudence sur tout ce qui est en monnaie ; oui sur le concret ; la marge de facture devient convertibleLes contours se brouillent ; ce qui est tangible tient
2031 → 2034Oui, sur ce qui engage dans le collectifLa saison du peuple, puis la sortie

32. Ce qu’on ne fait pas

Partie VI

Notes

Pour les praticiens et les curieux : les cartes, les orbes, les calculs et les attributions qui fondent chaque date et chaque lecture du guide. Tout est recalculable. Les notes par signal sont numérotées N1 à N28 ; le corps du guide y renvoie.

33. Cartes et méthode

La carte de référence

Ve République, promulgation de la Constitution, 4 octobre 1958, 18 h 17 heure légale (17 h 17 TU), Paris, 48°52’ N, 2°20’ E. Ascendant 9°38’ Bélier au recalcul, 9°40’ dans les notes publiées (les orbes à l’Ascendant donnés dans les notes N4, N5, N16 et N25 sont comptés sur 9°40’) ; MC 4°06’ Capricorne (ARMC 274°28’). Cuspides Placidus : I 9°38’ Bélier, II 21°37’ Taureau, III 15°14’ Gémeaux, IV 4°06’ Cancer, V 23°44’ Cancer, VI 20°26’ Lion, VII 9°38’ Balance, VIII 21°37’ Scorpion, IX 15°14’ Sagittaire, X 4°06’ Capricorne, XI 23°44’ Capricorne, XII 20°26’ Verseau.

Soleil10°58’ Balance, maison VII, maître de VI Lune25°29’ Gémeaux, maison III, maîtresse de IV et V Mercure10°21’ Balance, maison VII, maître de III Vénus1°17’ Balance, maison VI, maîtresse de II et VII Mars2°18’ Gémeaux, maison II, maître de I et VIII Jupiter5°22’ Scorpion, maison VII, à 16° de la cuspide de VIII, maître de IX Saturne20°28’ Sagittaire, maison IX, maître de X, XI et XII Uranus15°19’ Lion, maison V Neptune3°39’ Scorpion, maison VII Pluton3°17’ Vierge, maison VI

Deux cartes circulent pour la Ve République. Les notes publiées de la série « Rendez-vous 2027 » et de « Ce qui nous attend » utilisent celle du 5 octobre 1958 à 0 h (Soleil 11°12’, Mercure 10°46’ Balance) ; celles de « La Cinquième sous éclipse » utilisent celle du 4 octobre à 18 h 17. Ce guide retient la seconde, qui a des maisons. L’écart de 14’ sur le Soleil et de 25’ sur Mercure déplace les dates exactes de Saturne de trois à cinq jours ; en particulier, l’opposition de Saturne au Mercure du régime tombe le 17 octobre 2026 avec cette carte, et non le 12.

Les autres cartes

OTAN : signature du Traité de l’Atlantique Nord, 4 avril 1949, 15 h 45, Washington ; Soleil 14°45’ Bélier, Mars 10°48’ Bélier, Vénus 11°38’ Bélier, Neptune 13°47’ Balance. États-Unis : 4 juillet 1776, 17 h 10, Philadelphie (carte Sibly) ; Soleil 13°19’ Cancer, Saturne 14°49’ Balance. Chine : 1er octobre 1949, 15 h, Pékin ; Mercure 13°11’ Balance, Neptune 14°38’ Balance, Mars 14°53’ Lion. Ukraine : 24 août 1991, Kiev ; Uranus 10°06’, Neptune 14°16’ Capricorne. Russie : 25 décembre 1991, 19 h 38, Moscou ; Uranus 13°19’, Neptune 15°59’ Capricorne. Euro : 1er janvier 1999, 0 h heure d’Europe centrale (heure certaine) ; Soleil 10°04’ Capricorne, Mars 18°22’ Balance, Jupiter 21°56’ Poissons, Saturne 26°46’ Bélier. Banque centrale européenne : 1er juin 1998, Francfort, sans heure ; Soleil 10°44’ Gémeaux, Mars 5°52’ Gémeaux. Union européenne : traité de Maastricht en vigueur, 1er novembre 1993, 0 h ; Soleil 8°32’ Scorpion. Fonds monétaire international : statuts en vigueur, 27 décembre 1945, Washington, sans heure ; Soleil 5°37’ Capricorne, Jupiter 24°17’ Balance, Saturne 22°41’ Cancer. Première République : 21 septembre 1792, Paris, heure incertaine ; Jupiter 2°47’ Scorpion, Saturne 0°55’ Taureau, Neptune 28°28’ Balance, Uranus 21°46’ Lion, Pluton 21°37’ Verseau. Les seize cartes d’États de l’index sont listées en section 35.

Les orbes de fenêtre

Type de passageOrbeRègle
Lente sur un point natal (Saturne, Uranus, Neptune, Pluton)1° serrée, 2° largeLa fenêtre va de l’entrée en orbe à la sortie, stations comprises ; une station à moins de 1° d’un point compte comme un passage supplémentaire
Lente à lente1° pic, 3° saison, 5° zone chaudeLe 5° est celui des notes publiées de « La facture »
Rapides (Mars, Mercure, Lune)Date exacte seuleElles déclenchent, elles ne font pas la fenêtre
ÉclipsesDate et orbe au point natalSolaires reprises des notes publiées ; lunaires calculées sur la pleine lune, nature à vérifier
Progressions secondaires1° ; un jour pour un an depuis le 4 octobre 1958Soleil et Lune progressés ; arc solaire non calculé

Outils et précision

Positions géocentriques calculées quotidiennement à 0 h TU avec la bibliothèque ephem (VSOP87 pour les planètes, ajustement polynomial pour Pluton, précision de l’ordre de quelques minutes d’arc). Cuspides Placidus par itération sur les semi-arcs, obliquité de 1958. Les dates exactes sont à ±1 jour des notes publiées, calculées avec Swiss Ephemeris ; l’Ascendant recalculé (9°38’) et les placements de la Lune en III et d’Uranus en V confirment ces notes. Avant toute publication ultérieure : reprendre les passages de Pluton avec Swiss Ephemeris (glissement possible de deux à trois jours), fixer une carte unique de la Ve pour toutes les séries, et recalculer les éclipses lunaires.

Écarts avec les notes publiées

34. Notes par signal

Chaque note donne la signature, le calcul, l’attribution traditionnelle qui fonde la lecture, les précédents et le degré de confiance. Les retours stricts sont le même transit sur le même point de la même carte ; les analogies de fonction sont des transits comparables sur une carte antérieure ou une symbolique voisine, et n’ont valeur que d’illustration.

N1Saturne opposé au Soleil et au Mercure de la Ve République. Soleil 10°58’ Balance en VII, maître de VI ; Mercure 10°21’ Balance en VII, maître de III. Saturne en Bélier, en chute, rétrograde pendant les passages d’octobre. Exacts : Soleil 9 octobre 2026 et 9 février 2027 ; Mercure 17 octobre 2026 et 2 février 2027. Fenêtres à 1° du 26 septembre au 21 octobre 2026 et du 29 janvier au 18 février 2027 ; à 2° du 13 septembre au 6 novembre 2026 et du 15 janvier au 28 février 2027. Attribution : Saturne, limite, comptage, échéance ; le Soleil, la légitimité et la tête de l’État ; Mercure, sa parole et ses échanges ; la maison VII, les partenaires, alliés et adversaires déclarés, donc les créanciers et les institutions européennes autant que l’opposition. Lecture : la légitimité du régime comptée par ses partenaires. Rétro-test strict : octobre-novembre 2010, Saturne à 10° Balance conjoint au Soleil, mouvement des retraites. Confiance élevée : le 17 octobre 2026 est tombé le jour de l’opposition exacte au Mercure, dans la première fenêtre.

N2Saturne conjoint à l’Ascendant de la Ve République. Ascendant 9°38’ Bélier, maître Mars en II. Trois passages : mai 2026 direct, 27 octobre 2026 rétrograde, 25 janvier 2027 direct ; fenêtre à 2° continue du 30 septembre 2026 au 15 février 2027, à 1° du 13 octobre au 11 novembre 2026 et du 9 janvier au 5 février 2027. Attribution : l’Ascendant, l’identité du régime et sa forme visible ; Saturne dessus, la forme qui se durcit ou se fissure. Confiance élevée sur le registre ; le troisième passage, absent des notes publiées, place la question au milieu de la semaine critique.

N3Saturne sur la zone 10°-16° des signes cardinaux. Points : Mars OTAN 10°48’ Bélier, Soleil OTAN 14°45’ Bélier, Neptune OTAN 13°47’ Balance, Soleil États-Unis 13°19’ Cancer, Mercure Chine 13°11’ Balance, Uranus Russie 13°19’ Capricorne, Uranus Ukraine 10°06’ et Neptune Ukraine 14°16’ Capricorne, Soleil de l’euro 10°04’ Capricorne. Branchements de planète à planète, indépendants des heures : Uranus Russie opposé Soleil États-Unis 0°01’ ; Mercure France opposé Mars OTAN 0°02’ avec le Mercure de la carte du 5 octobre, 0°27’ avec celui de 18 h 17 ; Neptune Chine opposé Soleil OTAN 0°07’ ; Soleil euro conjoint Uranus Ukraine 0°02’. Passages de Saturne : Neptune OTAN 23 juin et 31 août 2026, 8 mars 2027 ; Uranus Russie 16 juin, 7 septembre 2026, 4 mars 2027 ; Soleil États-Unis mêmes dates ; Mercure Chine 14 juin, 10 septembre 2026, 2 mars 2027 ; Neptune Ukraine 3 juillet, 20 août 2026, 12 mars 2027 ; Uranus Ukraine 21 octobre 2026, 30 janvier 2027 ; Mars OTAN 11 octobre 2026, 7 février 2027 ; Soleil OTAN 16 mars 2027, après la station rétrograde du 27 juillet 2026 exactement sur lui, à 14°45’. Sortie de zone le 25 mars 2027. Attribution : Saturne, le cadre et le traité. Rétro-test strict sur le Soleil OTAN : 1952 (conférence de Lisbonne, entrée de la Grèce et de la Turquie), 31 mars 1968 (rapport Harmel), 21 octobre 1981 (euromissiles), 1997-1998 (Acte fondateur OTAN-Russie, sommet de Madrid), 2010-2011 (concept stratégique, Libye). Confiance élevée sur la nature d’acte, nulle sur le contenu. La reprise des frappes au Golfe du 30 août 2026 est tombée à la veille de la fenêtre 31 août-12 septembre publiée avant les faits, et dans la fenêtre à 1° du passage sur Neptune OTAN (8 juin-14 septembre).

N4Saturne carré au Soleil de l’euro. Soleil 10°04’ Capricorne, heure certaine, dans la zone des cardinaux : carré Ascendant Ve 0°24’, Mercure Ve 0°17’, Soleil Ve 0°54’, Mars OTAN 0°44’. Exacts : 10 mai 2026, 21 octobre 2026, 30 janvier 2027 ; fenêtres à 1° du 1er au 19 mai 2026, du 8 octobre au 4 novembre 2026, du 16 janvier au 9 février 2027. Rétro-test strict depuis 1999, tous les contacts de Saturne au Soleil de l’euro : carré depuis le Cancer les 27 août, 29 décembre 2003 et 14 mai 2004, Pacte de stabilité suspendu pour la France et l’Allemagne le 25 novembre 2003 ; carré depuis la Balance le 21 octobre 2010 puis station directe à 10°27’ en juin 2011 (orbe 0°23’), crise de la zone euro, Irlande, Portugal, second plan grec ; conjonction depuis le Capricorne le 21 décembre 2018, accord Rome-Bruxelles sur le budget italien du 19 décembre. Attribution : la règle commune mise à l’épreuve par un membre en infraction. Confiance élevée sur le registre : trois précédents concordants, aucun effondrement. Le passage de 2026-2027 est le premier qui coïncide avec l’axe de la Ve République. Au 16 octobre 2026, l’écart de taux franco-allemand était à 137,4 points de base, pic à 146,9 le 2 octobre, montée entamée dans la fenêtre à 2° de N1.

N5Mars comme déclencheur. Le 17 octobre 2026 à midi : Mars 11°00’ Lion, trigone exact à Saturne 10°17’ Bélier (orbe 0°43’) ; Lune 11°22’ Capricorne, carré Saturne à 10 h TU et carré Soleil Ve à 12 h TU, T-carré cardinal sur l’axe Asc-Soleil ; Saturne à 0°41’ de l’opposition au Soleil et à 0°37’ de l’Ascendant. Mars conjoint Uranus Ve 15°19’ Lion le 26 octobre 2026. Attribution : Mars, l’acte, la rue, la force publique ; la Lune, le peuple au jour le jour ; les rapides déclenchent la fenêtre, elles ne la font pas. Confiance élevée a posteriori pour le 17 octobre, moyenne pour les déclencheurs à venir.

N6Station directe de Saturne du 11 décembre 2026 à 7°56’ Bélier. Hors orbe 1° de tout point suivi ; à 1°42’ de l’Ascendant Ve, dans la fenêtre à 2° de N2. Attribution : une station est un point d’arrêt ; le mouvement reprend sans que rien ne se tranche avant que Saturne revienne sur les points, fin janvier. Jour pour jour la période de la censure budgétaire de décembre 2024 (Saturne alors en Poissons, hors axe : coïncidence de calendrier, pas retour strict). Confiance moyenne.

N7Trigone Uranus-Pluton, avec les sextiles de Neptune. Uranus en Gémeaux et Pluton en Verseau, signes d’air ; cinq exacts : 19 juillet 2026, 30 novembre 2026 (à 3°32’ Gémeaux-Verseau), 16 juin 2027, 14 janvier 2028, 10 mai 2028 ; saisons à 3° du 6 juin 2026 au 18 janvier 2027, du 30 avril au 28 juillet 2027, du 27 novembre 2027 au 23 juin 2028 ; zone à 5° quasi continue de juin 2026 à juillet 2028. Sextile Neptune-Uranus exact les 16 juillet 2026, 16 janvier 2027, 7 juin 2027 ; effleuré à 1° de février à mai 2028 sans exact. Sextile Neptune-Pluton de juillet 2026 à avril 2031 à 3°, onze exacts. Petit trigone avec Neptune à l’apex en Bélier, signe de feu : pas un grand trigone d’air. Opposition Jupiter-Pluton exacte le 21 juillet 2026 à 4°26’ Lion-Verseau, deux jours après le premier trigone. Attribution : Uranus la technique, Pluton le pouvoir profond, l’air les réseaux et l’information ; le trigone, la fluidité ; Neptune en apex, le récit qui porte. Lecture : la fenêtre de coopération, les contournements. Confiance moyenne ; analogie de fonction 1941-1942, Uranus en Gémeaux.

N8Uranus conjoint au Mars de la Ve République, avec sa station et l’éclipse lunaire. Mars 2°18’ Gémeaux en II, maître de l’Ascendant. Uranus exact le 6 juin 2026, le 2 janvier 2027 (notes publiées : 1er), le 19 mars 2027 (notes : 18) ; station rétrograde le 11 septembre 2026 à 5°42’, station directe le 8 février 2027 à 1°41’, orbe 0°37’ ; fenêtre à 1° continue du 5 décembre 2026 au 12 avril 2027, à 2° du 11 novembre 2026 au 1er mai 2027. Éclipse lunaire du 20 février 2027, Lune 2°05’ Vierge, carré Mars natal à 0°13’. Attribution : Mars maître de I, la capacité d’agir du régime ; en II, ses ressources ; en Gémeaux, la parole, les routes, les jeunes ; Uranus, la rupture et le réflexe coupé ; une planète stationnaire pèse comme un passage triple. Lecture : « sonné ». Rétro-test : juin 2023, Uranus à 21°-22° Taureau carré Mars natal à orbe large, émeutes après Nanterre. Confiance élevée sur l’état, moyenne sur la forme de l’événement.

N9Éclipse solaire du 6 février 2027 et ipchun du 4 février. Éclipse annulaire à 17°38’ Verseau, opposée à Uranus Ve 15°19’ Lion en V, orbe 2°19’, invisible de France. Ipchun, charnière solaire du calendrier sexagésimal sino-coréen : l’année pivote du Cheval de Feu (병오) à la Chèvre de Feu (정미). Attribution : la maison V du régime est, dans la lecture de la série, la maison du trône ; une éclipse invisible pèse comme un événement non perçu ou venu d’ailleurs ; la convergence des deux calendriers est la règle de signature de « La Cinquième sous éclipse ». Confiance moyenne ; données d’éclipse reprises des notes publiées.

N10Pluton carré au Jupiter de la Ve République, Soleil progressé, éclipse du 26 janvier 2028. Jupiter 5°22’ Scorpion en VII, à 16° de la cuspide de VIII, maître de IX. Pluton exact le 3 février 2027 (notes : 2), 25 août 2027, 10 décembre 2027 (notes : 9) ; fenêtre à 1° du 11 juillet 2027 au 14 janvier 2028, à 2° du 21 novembre 2026 au 15 février 2028. Saturne opposé à ce Jupiter depuis le Taureau les 27 mai 2028, 4 décembre 2028, 7 février 2029. Éclipse solaire du 26 janvier 2028 à 6°11’ Verseau, conjointe à Pluton en transit, carré Jupiter natal à 0°49’. Soleil progressé (un jour pour un an) conjoint au Saturne natal 20°28’ Sagittaire, exact vers janvier 2028, orbe 1° de janvier 2027 à janvier 2029. Jupiter en transit conjoint au Soleil Ve le 15 octobre 2028, retour de Jupiter sur lui-même le 20 octobre 2029. Attribution : Jupiter, le crédit et le droit ; le Scorpion, la dette et les fonds communs ; la VII, les créanciers ; Pluton, la contrainte extérieure et la concentration ; le Soleil progressé sur Saturne, la limite atteinte, la maturité. Lecture : tutelle, pas défaut. Précédents de fonction : 1993 (crise du SME, Maastricht), 2011-2012 (perte du AAA, surveillance des agences). Confiance élevée sur le registre.

N11Neptune carré au Milieu du Ciel de la Ve République. MC 4°06’ Capricorne. Exacts : 4 juin 2026, 12 août 2026 (jour de l’éclipse totale), 26 mars 2027 (lendemain de la sortie de Saturne de la zone), 16 novembre 2027, 14 janvier 2028 ; fenêtres à 1° du 1er juin au 22 septembre 2026, du 27 février au 21 avril 2027, du 4 octobre 2027 au 21 février 2028. Attribution : le MC, le gouvernement et l’image publique de l’État ; Neptune, le brouillage, la perte de contour. Lecture : qui gouverne n’est plus lisible, pendant la campagne et le premier hiver du mandat. Confiance moyenne ; aucun rétro-test, Neptune n’a jamais carré ce MC depuis 1958.

N12Carré Saturne-Pluton 2028-2029. La « saison de la matière » du corps du guide est le Taureau. Cycle né le 12 janvier 2020 à 22°47’ Capricorne. Carré croissant exact le 25 juin 2028 (8°23’), 16 novembre 2028 (6°35’), 30 mars 2029 (10°03’), Saturne en Taureau, Pluton en Verseau, signes fixes ; pics à 1° du 16 juin au 3 juillet 2028, du 5 au 27 novembre 2028, du 20 mars au 8 avril 2029 ; saisons à 3° du 30 mai au 26 juillet 2028, du 11 octobre au 28 décembre 2028, du 17 février au 26 avril 2029 ; zone chaude à 5° du 14 mai 2028 au 11 mai 2029 sans interruption. Saturne en Taureau du 14 avril 2028 au 2 juin 2030, entrée directe sans retour ; stations rétrograde le 23 août 2028 à 11°18’ et directe le 5 janvier 2029 à 4°25’. Il n’existe aucune opposition Saturne-Pluton en 2029-2030 ; l’opposition tombe en 2035-2036. Attribution : Saturne en Taureau, la matière comptée ; Pluton en Verseau, les réseaux ; le carré croissant, le premier contrôle du cycle. Correspondances utilisées pour les trois lignes : Taureau, terre nourricière, ressources, valeur, monnaie ; Verseau, réseaux, collectif, technique ; Saturne, limite, comptage, arbitrage ; Pluton, pouvoir profond, dettes et fonds communs. Rétro-test strict : carrés croissants du cycle de 1947 (27 décembre 1955, 2 juillet, 7 octobre 1956 : Suez, Budapest) et du cycle de 1982 (20 mars, 9 octobre 1993, 2 janvier 1994 : crise du SME, Maastricht). Confiance élevée sur le climat, moyenne sur la forme.

N13Neptune conjoint à l’Ascendant et opposé au Soleil de la Ve République. Ascendant : approche à 1° du 13 juin au 9 août 2028 sans exact ; exacts le 29 avril 2029, 5 octobre 2029, 1er mars 2030 ; fenêtre à 2° du 5 mars 2029 au 23 avril 2030, puis effleuré du 16 octobre 2030 au 23 février 2031. Soleil : cinq exacts, 20 juin et 9 août 2029, 5 avril et 14 novembre 2030, 29 janvier 2031 ; Mercure : 21 mai, 9 septembre 2029, 20 mars 2030. Attribution : Neptune sur l’Ascendant dissout la forme du régime ; opposé au Soleil depuis la I, la légitimité se brouille face aux partenaires. Confiance moyenne ; aucun rétro-test strict depuis 1958 ; analogie de fonction 1930-1936, Neptune en Vierge sur une carte antérieure, confusion monétaire et crise de légitimité.

N14Saturne conjoint au Mars de la Ve République, avec les éclipses de 2030-2031. Saturne exact le 20 juin 2030, 15 janvier 2031, 21 février 2031 ; station rétrograde le 21 septembre 2030 à 8°56’ Gémeaux, directe le 2 février 2031 à 1°59’, à 0°19’ du Mars natal ; fenêtres à 1° du 12 au 27 juin 2030 et du 26 décembre 2030 au 11 mars 2031. Éclipse solaire du 25 novembre 2030 à 3°02’ Sagittaire, opposée Mars à 0°44’ ; seconde éclipse sur l’axe en mai 2031 (notes publiées). Uranus opposé au Saturne natal 20°28’ Sagittaire les 11 juillet, 22 décembre 2030, 30 avril 2031. Attribution : le maître de l’Ascendant compté et limité, la capacité d’agir de l’État épuisée ; un point touché trois fois plus une station plus deux éclipses. Retours stricts de 2001 et 1971-1972 à recalculer. Confiance moyenne.

N15Uranus conjoint à la Lune de la Ve République, et conjonction Saturne-Uranus. Lune 25°29’ Gémeaux en III. Uranus exact le 29 juillet 2031, 12 décembre 2031, 16 mai 2032 ; fenêtres à 2° du 23 juin 2031 au 4 février 2032 et du 27 mars au 19 juin 2032. Conjonction Saturne-Uranus le 29 juin 2032 à 28° Gémeaux, orbe 2°32’ de la Lune, 3° du 17 mai au 12 août, 5° du 16 avril au 23 septembre 2032 ; précédente conjonction en 1988 (Sagittaire), cycle d’environ 45 ans. Saturne entre en Gémeaux le 2 juin 2030, en Cancer le 15 juillet 2032. Attribution : la Lune du régime, le peuple ; la III, la parole quotidienne et les médias ; Uranus, le changement de forme ; Saturne-Uranus, l’ouverture d’un cycle entre l’ordre et la rupture. Confiance élevée sur l’ampleur, faible sur le contenu ; aucun retour strict ; analogie 1942-1943.

N16Pluton opposé à l’Uranus de la Ve République, éclipse du 30 mars 2033, carré Saturne-Neptune, ipchun 2034. Uranus 15°19’ Lion en V ; Pluton depuis la XI, exact le 21 février, 20 août 2033, 1er janvier 2034 ; fenêtre à 2° du 11 décembre 2032 au 10 mars 2034, effleurements à 1° de mars à juillet 2032 et de septembre à décembre 2034. Éclipse solaire à 10°21’ Bélier conjointe Ascendant à 0°41’, opposée au Soleil (notes publiées). Carré Saturne-Neptune, premier carré du cycle né le 20 février 2026 à 0°45’ Bélier : exact le 17 septembre 2033, 14 janvier 2034, 26 juin 2034, Saturne en Cancer. Ipchun 2034 : la tige céleste revient à 갑 (gap), première du cycle. Attribution : la V comme maison du trône, la XI comme maison des assemblées ; Pluton depuis la XI contre la V, les corps intermédiaires contre l’exécutif ; l’éclipse sur l’Ascendant, l’identité du régime ; la tige gap, la sortie. Confiance moyenne ; aucun rétro-test strict ; 1958 comme précédent inversé.

N17Opposition Saturne-Pluton 2035-2036. Exacts le 18 octobre 2035 (17°31’), 2 janvier 2036 (18°19’), 28 juillet 2036 (20°29’), Saturne en Lion face à Pluton en Verseau ; zone à 5° du 4 septembre 2035 au 19 février 2036 et du 21 juin au 30 août 2036. Attribution : la pleine lune du cycle de 2020, le bilan de ce qui a été fixé au carré de 2028. Précédent par analogie : 1965-1966, opposition du cycle de 1947. Confiance faible, trop loin.

N18Cartes institutionnelles et index d’exposition. Méthode : contacts exacts de Saturne, Uranus, Neptune et Pluton en conjonction, carré et opposition sur Soleil, Mercure, Mars, Jupiter et Saturne natals, détection à 2° au jour du passage, sans pondération, cartes sans heure posées à midi. Euro : Saturne carré Soleil 21 octobre 2026, 30 janvier 2027 ; Saturne opposé Mars 14 avril 2027 ; retour de Saturne 5 juillet, 16 septembre 2027, 18 mars 2028 ; Neptune carré Soleil 11 mai, 20 septembre 2029, 12 mars 2030 ; Uranus opposé Mercure et carré Jupiter, six exacts de juillet 2030 à mai 2031. BCE : Uranus conjoint Mars 29 mai 2027 ; Uranus conjoint Soleil 12 juin 2028, 12 janvier 2029, 24 mars 2029 ; Saturne conjoint Mercure, Mars, Soleil de juin 2030 à mai 2031. FMI : Neptune carré Soleil 8 mai, 15 septembre 2027, 8 mars 2028 ; Saturne opposé Jupiter 4 juin, 20 octobre 2027, 24 février 2028 ; Saturne carré Saturne 20 mai, 10 novembre 2027, 6 février 2028 ; Uranus opposé Mercure 9 août, 31 octobre 2028, 22 mai 2029. Union européenne : Pluton carré Soleil 5 avril, 14 juin 2028, 2 février, 3 septembre, 7 décembre 2029 ; Saturne opposé Soleil 26 juin, 22 octobre 2028, 17 mars 2029 ; Saturne opposé Mercure, Mars et carré Saturne de juin 2029 à avril 2030. Les comptes de l’index sont en section 35. Confiance : ordre de grandeur, pas classement.

N19Uranus carré au Pluton de la Ve République, maison VI. Pluton 3°17’ Vierge, en VI (cuspide 20°26’ Lion, cuspide VII 9°38’ Balance). Uranus à 3°17’ Gémeaux : exact le 23 juin 2026, 6 décembre 2026, 12 avril 2027 ; fenêtres à 1° du 5 juin au 13 juillet 2026, du 12 novembre 2026 au 1er janvier 2027, du 18 mars au 1er mai 2027. Attribution : la VI, le travail, les salariés, la fonction publique, la santé, l’armée comme corps ; Pluton natal en VI, la concentration et la contrainte dans ces domaines ; Uranus au carré, la rupture de leur organisation. Lecture : réformes brutales, statuts remis en cause, services qui basculent ; pas le chômage de masse, qui relèverait d’autres signaux. Confiance moyenne ; aucun rétro-test strict.

N20Neptune opposé à la Vénus de la Ve République, maison VI. Vénus 1°17’ Balance en VI, maîtresse de II et VII. Neptune exact le 4 septembre 2025, 8 mars 2026 ; approche sans exact du 23 octobre 2026 au 30 janvier 2027 (Neptune entre 2° et 2°30’ Bélier, orbe inférieur à 1°15’). Attribution : Vénus en VI, la valeur du travail, les salaires, la concorde dans les services ; maîtresse de II, les ressources du pays ; Neptune, le flou. Lecture : des salaires qui achètent moins sans que le chiffre le dise, tout l’hiver 2026-2027. Confiance moyenne.

N21Pluton carré au Neptune de la Ve République. Neptune 3°39’ Scorpion en VII. Pluton exact le 31 janvier 2026, 25 août 2026, 6 décembre 2026 ; fenêtre à 1° du 12 juillet 2026 au 10 janvier 2027. Attribution : Neptune natal, le récit collectif du régime, ce en quoi le pays croit ensemble ; Pluton au carré, le pouvoir profond qui le met sous pression ; exact au cœur du palier. Confiance moyenne.

N22Lune progressée de la Ve République. Un jour pour un an depuis le 4 octobre 1958, Lune progressée calculée mois par mois. Conjonction au MC janvier-mars 2026 ; carré à l’Ascendant, au Soleil et au Mercure en juin-juillet 2026, à 10°-11° Capricorne, dans la zone des cardinaux ; carré Jupiter avril-juin 2028 ; opposition Uranus janvier-mars 2029 ; carré Mars avril-juin 2030. Attribution : la Lune progressée, le climat intérieur du pays, mois par mois ; elle a traversé la faille à l’été 2026, elle touche la dette à l’ouverture de la facture et le trône à sa clôture. Soleil progressé : 19°10’ Sagittaire en octobre 2026, 20°11’ en octobre 2027, 21°13’ en octobre 2028, conjoint au Saturne natal 20°28’ vers janvier 2028 (voir N10). Confiance moyenne ; arc solaire non calculé.

N23Mars rétrograde de 2027. Station rétrograde le 11 janvier 2027 à 10°25’ Vierge, station directe le 2 avril 2027 à 20°55’ Lion ; Mars rétrograde pendant toute la campagne, sans revenir jusqu’à l’Uranus natal 15°19’. Attribution : Mars, l’acte ; rétrograde, l’acte qui ne porte pas et se reprend, la colère rentrée. Confiance moyenne.

N24Jupiter sur l’Uranus de la Ve République. Jupiter conjoint Uranus Ve 15°19’ Lion vers la mi-septembre 2026 ; station rétrograde le 13 décembre 2026 à 27°01’ Lion ; station directe le 13 avril 2027 à 16°59’ Lion, à 1°40’ du point, la semaine du premier tour. Attribution : Jupiter, l’amplification, la promesse, la démesure ; immobile sur la maison du trône. Lecture : le sauveur ou l’inflation des promesses, les deux tiennent. Confiance moyenne.

N25Éclipses et déclencheurs de 2027-2028 absents des notes publiées. Éclipse totale du 2 août 2027 à 9°55’ Lion, trigone Ascendant Ve à 0°15’, partielle en France, totale en Espagne et au Maghreb ; la veille, 1er août, Mars opposé à l’Ascendant Ve. Éclipse annulaire du 26 janvier 2028 à 6°11’ Verseau, conjointe Pluton, carré Jupiter Ve 0°49’ (voir N10). Éclipse totale du 22 juillet 2028 à 29°51’ Cancer, sans contact majeur. Éclipses lunaires : 20 février 2027 à 2°05’ Vierge (voir N8), 17 août 2027 à 24°12’ Verseau, 12 janvier 2028 à 21°27’ Cancer ; nature des éclipses lunaires de 2027 à vérifier, pénombrales probables, poids moindre. Confiance moyenne.

N26Carte de la Première République, 21 septembre 1792. Heure incertaine ; planètes seules. Saturne 0°55’ Taureau : retour de Saturne le 21 avril 2028, une semaine après l’entrée de Saturne en Taureau ; Saturne opposé Neptune 1792 le 1er avril 2028, opposé Jupiter 1792 le 6 mai 2028 ; Saturne carré Uranus et Pluton 1792 en juillet et novembre 2029. Attribution : la République comme idée, distincte de la Ve comme régime, passe son examen à l’ouverture de la facture. Confiance faible, heure à établir.

N27Le dollar, la crise d’Ormuz et la carte des États-Unis. Conjonction Saturne-Neptune exacte le 20 février 2026 à 0°45’ Bélier, huit jours avant les frappes du 28 février et le verrouillage du détroit. États-Unis : Saturne carré Soleil les 16 juin, 7 septembre 2026 et 4 mars 2027 ; Saturne opposé Saturne natal le 16 mars 2027 ; Neptune carré Jupiter 2027-2028 ; Neptune carré Soleil cinq fois de juillet 2030 à novembre 2031, opposé Saturne natal mai et septembre 2031 ; Uranus conjoint Mars 2030-2031. Lecture : le dollar monte contre les monnaies des importateurs d’énergie par mécanique de prix, non par vigueur de sa carte, qui est lourde en 2026-2027 et très chargée en 2030-2031 ; l’indice dollar au plus haut depuis dix-huit mois le 12 octobre 2026, l’euro et le yen faisant les trois quarts de sa hausse. Suisse (12 septembre 1848) : un contact avant 2030, douze en 2030-2031, Uranus carré Soleil et Saturne, Pluton opposé Jupiter. Confiance moyenne.

N28L’euro numérique sur la carte de l’euro, et le jour Q. Jalons publics de la Banque centrale européenne au 20 octobre 2026 : adoption du règlement par le Parlement et le Conseil visée fin 2026 (soutien du Parlement acquis en juillet 2026), pilote à partir de la mi-2027, première émission possible en 2029 sous réserve du règlement et d’une décision finale de la BCE. Superposition : règlement sous Saturne carré Soleil de l’euro (21 octobre 2026, 30 janvier 2027, N4) ; pilote pendant le retour de Saturne de l’euro, Saturne conjoint Saturne natal 26°46’ Bélier les 5 juillet et 16 septembre 2027 et le 18 mars 2028 ; Uranus conjoint Soleil de la BCE 10°44’ Gémeaux les 12 juin 2028, 12 janvier et 24 mars 2029, pendant la zone chaude Saturne-Pluton ; émission sous Neptune carré Soleil de l’euro 10°04’ Capricorne, exact les 11 mai et 20 septembre 2029 et le 12 mars 2030. Attribution : Saturne, la règle et la maturité ; Uranus sur le Soleil d’une institution, le changement d’outil ; Neptune carré au Soleil d’une monnaie, le support qui se brouille. Lecture : la bascule monétaire de 2029-2031 a pour forme centrale le passage à l’euro numérique, dans le registre de 1999-2002 ; confiance élevée sur la forme, parce que la date officielle et le calendrier concordent, moyenne sur la texture. Le jour Q, rupture du chiffrement par un calculateur quantique, n’est désigné par aucune position ; il est posé en hypothèse dure parce que son registre, rupture technique touchant la monnaie, est celui d’Uranus sur la BCE en 2028-2029 et de Neptune sur l’euro en 2029-2030 ; confiance faible. La carte de l’euro numérique lui-même n’existe pas encore : le jour de la première émission sera sa date de naissance, à lever en 2029.

35. Cartes institutionnelles et index d’exposition

Vingt cartes passées au même crible (méthode en N18). Les cartes sans heure sont posées à midi ; Mercure, Vénus et Mars peuvent varier d’un degré selon l’heure réelle, ce qui déplace un contact d’un mois mais n’en crée ni n’en supprime beaucoup. Le compte ne pondère pas.

Carte2026-272028-292030-31TotalSignature principale
France Ve, 04/10/1958 18 h 17 Paris1071229Saturne axe Asc-Soleil, Uranus Mars, Pluton Jupiter, Neptune Soleil, Saturne Mars
Espagne, 29/12/1978314623Pluton opp. Jupiter, Neptune carré Soleil 2028-2029
Canada, 01/07/186797723Pluton opp. Mercure 2026-2027, Neptune carré Soleil 2028-2030
Russie, 25/12/1991 19 h 38 Moscou67922Pluton conj. Saturne 2026-2027
États-Unis, 04/07/1776 17 h 10821121Saturne carré Soleil 2026-2027, Neptune carré Soleil 2030-2031
Brésil, 15/11/188958720Neptune carré Jupiter 2028-2029
Euro, 01/01/1999 0 h CET531119Saturne carré Soleil 2026-2027, Neptune carré Soleil 2029-2030
Royaume-Uni, 01/01/180128919Neptune carré Soleil, Pluton carré Mars 2029-2031
Union européenne, 01/11/1993015318Soleil opposé Saturne et carré Pluton 2028-2029
Chine, 01/10/1949 15 h Pékin58518Neptune opp. Soleil 2028-2029
Inde, 15/08/1947211417Pluton opp. Mercure 2027-2028
Australie, 01/01/190128616Neptune carré Soleil et Saturne 2028-2030
Italie, 02/06/194639315Uranus conj. Soleil et Mercure 2028-2029
FMI, 27/12/194567114Saturne axe Jupiter-Saturne 2027-2028
Japon, 03/05/194735614Saturne conj. Soleil 2029, Pluton carré Soleil 2030-2031
Allemagne, 23/05/1949 17 h Bonn34613Uranus conj. Soleil 2026-2027, Saturne conj. Soleil 2030-2031
Suisse, 12/09/1848011213Tout en 2030-2031
Corée du Sud, 15/08/194814813Saturne carré Soleil 2029-2030
BCE, 01/06/199814712Uranus conj. Soleil 2028-2029
Arabie saoudite, 23/09/19322338Saturne carré Mars 2028

Lecture de l’index : la France est la carte la plus touchée de l’ensemble, et la seule à dix contacts en 2026-2027 ; la zone euro institutionnelle porte 2028-2029 ; la Suisse, la Corée du Sud, l’Arabie saoudite, l’Allemagne et le Japon ont les fondations les moins vérifiées jusqu’en 2029. L’index ne montre ni la gravité ni le sens d’un contact, et dépend du choix de la carte : une autre date pour l’Italie ou le Brésil donnerait un autre compte. Vénus n’est pas dans les points comptés, ce qui sous-estime les cartes dont la valeur est touchée, comme la Corée du Sud en 2028-2029.

36. Précédents

SignalRetour strict (même transit, même point)Analogie de fonction
Saturne sur l’axe Asc-Soleil Ve, 2026-2027 (N1, N2)Octobre-novembre 2010, Saturne en Balance sur le Soleil, mouvement des retraites1956-1958, carte de la IVe : la crise de détroit a mis deux ans à emporter le régime
Saturne carré Soleil de l’euro (N4)2003-2004 (Pacte suspendu), 2010-2011 (crise de la zone euro), 2018 (budget italien)
Saturne sur Soleil OTAN et son axe (N3)1952, 1968, 1981, 1997-1998, 2010-2011
Uranus sur Mars Ve, 2026-2027 (N8)Juin 2023, Uranus en Taureau carré Mars Ve à orbe large, émeutesMai 1968 : non retenu comme retour, aucun contact strict
Pluton carré Jupiter Ve, 2027 (N10)Aucun : cycle de 248 ans1993 et 2011-2012, surveillance de la dette française
Carré Saturne-Pluton 2028-2029 (N12)1955-1956 et 1993-1994, carrés croissants des cycles de 1947 et 1982
Neptune sur l’Ascendant Ve, 2029-2031 (N13)Aucun depuis 19581930-1936, Neptune en Vierge sur une carte antérieure
Saturne sur Mars Ve, 2030-2031 (N14)2001 et 1971-1972, à recalculer1954-1956, Saturne en Scorpion, Indochine puis Algérie
Uranus sur la Lune Ve, Saturne-Uranus 2032 (N15)Saturne-Uranus 1988 pour la conjonction ; aucun pour la Lune1942-1943, Uranus en Gémeaux
Pluton opposé Uranus Ve, 2033-2034 (N16)Aucun depuis 19581958 à l’envers
Opposition Saturne-Pluton 2035-2036 (N17)1965-1966, opposition du cycle de 1947

Règle d’usage : un retour strict a valeur de rétro-test et autorise une confiance élevée quand plusieurs concordent ; une analogie n’autorise jamais mieux que « moyenne ». Les précédents sont pris dans l’ordre de la méthode : les dates d’abord, les archives ensuite.

37. Sources

Notes publiées de la série « Les cahiers d’Oppaga » (ericmartin.fr) : « Le Monde a rendez-vous en 2027 » (2 septembre 2026), « Le Monde en travaux » (5 septembre 2026), « La facture, première partie » (8 septembre 2026), « La facture, partie 2 » (9 septembre 2026), « Ce qui nous attend, automne 2026 » (16 septembre 2026), « La Cinquième sous éclipse » (notes de la série), « Comment trouver notre place » (16 octobre 2026). Les six cartes de « Rendez-vous 2027 », les éclipses et les dates de la série « La Cinquième sous éclipse » en sont reprises.

Faits d’actualité, consultés le 18 octobre 2026.

S1France 24, « Mobilisation massive en France contre la vie chère suivie de scènes de chaos », 17 octobre 2026 ; CNews, « Mobilisation du 17 octobre : interpellations, gardes à vue, quel bilan », 18 octobre 2026.

S2Ideal-Investisseur, écart OAT-Bund au 16 octobre 2026 (137,4 points de base, pic à 146,9 le 2 octobre, 84-85 début septembre) ; Boursorama, « Les rendements obligataires se tendent, l’OAT touche un sommet depuis 2002 », 1er octobre 2026 (OAT à 4,96 % en séance, budget 2027 avec 43 milliards d’économies, 340 milliards d’émissions prévues, attentes de hausse de la BCE) ; FXStreet, « Dollar Index hits an 18-month high as the energy ceasefire fails », 12 octobre 2026 (indice au-dessus de 102,50, euro et yen faisant les trois quarts de la hausse, Brent au-dessus de 107 dollars) ; FranceTransactions, euro-dollar à 1,12 au 9 octobre 2026.

Euro numérique : Boursorama, « Le projet de l’euro numérique soutenu par le Parlement européen, la BCE espère un lancement en 2029 », 9 juillet 2026 ; Renseignement économique, « La BCE confirme un pilote de l’euro numérique au second semestre 2027, première émission possible en 2029 », consultés le 20 octobre 2026.

Document joint : « Même climat, pas la même pluie », les cas de la Corée du Sud et du Paraguay, à paraître séparément.

Calcul : bibliothèque ephem (PyEphem), positions géocentriques quotidiennes ; cuspides Placidus par itération ; progressions secondaires au jour pour l’an. Scripts conservés avec l’édition.

Ce guide est une lecture de calendriers. Il ne constitue ni un conseil financier, ni juridique, ni médical ; les recommandations relèvent de l’organisation personnelle et domestique. Les acteurs de l’actualité sont nommés parce qu’ils sont publics ; les issues, jamais. Édition du 18 octobre 2026, revue le 20 octobre.

Et si cette lecture du monde vous a intrigué, sachez que le même travail existe pour une vie : la vôtre.

Une vie aussi a ses saisons. Ses hivers, ses printemps, ses travaux. C’est le cœur de mes consultations, en astrologie occidentale comme en Saju, l’astrologie coréenne. Vous trouverez tous les détails sur www.ericmartin.fr.

Eric Martin Eric Martin, astrologue à Lorient
Saju coréen et astrologie occidentale, consultations à distance

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